Ce matin je reprends le collier pour vous parler de moutons. Dans le mouton, tout n’est pas bon et le mouton n’est pas toujours de bon ton. C’est ce que s’est certainement dit, Elena Beamer, ressortissante du pays du long nuage blanc (la Nouvelle-Zélande). Elena Beamer s’est enfui de son pays à cause du long mouton blanc et de tous les autres moutons. Pour ceux qui l’ignoreraient, la Nouvelle-Zélande regorge de moutons. Le mouton est omniprésent dans les champs, le mouton est omnipotent même par beau temps. Où que tu ailles, où que tu sois, tu n’échappes que rarement au mouton. Certes les emblèmes de ce pays sont la fougère et le kiwi. Mais le mouton boulotte les fougères et pendant ce temps rumine le kiwi. Le mouton néo-zélandais ne cède la vedette qu’une fois de temps en temps au kiwi. C’est que ce drôle d’oiseau qui a oublié de voler, pond parfois. Des œufs en cuir. C’est alors carnaval et on réunit les néo-zélandais dans un immense poulailler où quinze kiwis, la plume goudronnée, dansent la danse du scalp devant quinze poulets d’un autre pays. Puis on place un œuf de cuir au centre du poulailler, un volatile shoote dedans et les deux basses-cours s’emmêlent pendant 80 minutes. Et quand c’est fini, chacun retourne à ses moutons.
Aussi un beau matin, Elena Beamer prit son courage à deux mains, une sage décision et la poudre d’escampette. Elle s’en alla trouver un pays
où les moutons étaient sous le lit et pas sur le lit ou dans le lit. Après avoir essayé nombre de pays où l’on trouvait des moutons dans le frigo, ou dans la penderie pendant que le mari était
parti, Elena finit par arriver jusqu’à nous. La France. Un pays où le mouton est relativement discret. Elena reprenait enfin du poil de la bête après
avoir largué sa peau de mouton. Terminés les cauchemars, finies les nuits blanches à compter les moutons. Ici point de bêlement. On a bien quelques
grenouilles qui coassent au printemps. Il arrive même parfois qu’elles se déchainent. Ca donne le « Bullfrog Blues », c’est signé Rory Gallagher et ça s'appelle sauter du mouton au
ouaouaron !
http://www.youtube.com/watch?v=33Jaodra7AY
Récemment j’ai été interpellé grave par une virago du JTB. J’oubliais les « sans-grade ». Qu’à cela ne tienne Gertrude, ce matin j’envoie la purée.
Quid des has been, des jamais been, des misteures et missises bean, des been loden (c'est tout de même mieux qu'une veste), des nains de jardin, des
myrmidons à bedon, des insignifiants si méfiants, des en-dessous de tout du classement qui jamais n’ment ?
Et bien nous trouvons au fond de la classe, en 229ème position, Benoitagent qui n’agit pas beaucoup et se noie d’un air benoît. Pas le moindre petit titre dans le vert, et un Tunnel dans les profondeurs (-70,83%).
En 230ème (-32,67%) nous avons Froc59 qui l’a perdu depuis longtemps. Bienvenue chez les ch’tés, les repassés, les plumés, les déconfits.
Il est révolu le temps où Lulu la Nantaise (231ème et – 32,83%) était une bonne gagneuse. La calandre est hors d’usage, les pare-chocs sont affaissés, la gueuse est à fesser.
Francis33 (232ème et – 32,99%) n’arrête pas de dire 33. Quoi de neuf docteur ? Le Francis est au bout du rouleau. Il a le Barbara Bui qu’à pris un coup de buis (-24,99%), l’Esker plus à l’équerre (-48,65%), la Wavecom qui vient pas (-42,89%).
Whynot (233ème et – 33,48%), trade en braille et paie la note. Une Soitec Silicon, not so silly but vraiment conne à – 56,41% résume le désastre !
Crapotique (234ème et -33,68%) n’a été lucide qu’une fois, lors du choix du pseudo. Vla du portif qui toussote, qui crachouille, qui gléroume, qu’expectore, qui mollarde, qui remugle !
Jouxou (235ème et – 34,05%) vaut pas un fifre, vaut pas un rond, veau pas un sou. Il a le Riber en berne (-48,48%), l’Air-France cloué au sol et le Medasys qui se relève pas.
Nadegel (236ème et -34,52%), chante nada, prend bien le gel, et nous fait dans la mal bouffe. Sa cambuse mérite un large détour. Au menu, daube musclée (Soitec), glu intégrale (Esker), patate chaude (Société Générale).
Serge073 (237ème et -34,56%). Aucune valeur à plus de -20%. Le daubard fou !
Enfin notre héros, que dis-je notre Blaireau ! Pécunia (-37,24%) bourgeonne du derche. Véritable hémorroïde de classement, l’engin a le pétrus en décomposition. En sort une suite d’étrons majuscules (Esker, Soitec, Wavecom, Cellectis) qui nettoie le putois et fouette la moufette. Sus au masque à gaz et tous aux abris !
La corvée de poubelle terminée, je vais pouvoir me rincer la glotte et filer aux putes !
On croyait la bête
totalement morte, éventrée par les bears, déchiquetée par les flots de la vade déferlante, et bien, contre toute attente et bave de lippe, elle soubre-saute encore au grand dam des suce-dits.
Certes le combat des chefs semble se circonscrire entre les tenants de la décrépitude de cac annoncée (Labadie, Borgès) et le chantre du métal qui brille au firmament les ptits bateaux des
matières premières (Lindice). Mais pour l’heure le miroir magique du jeu que nous envie même Pépito Valdès et son orchestre sulfureux à poil rat, nous indique que le roi des vétérans, titre
suprême s’il en fût de chêne et muid prospector modèle 12 avec pompe à ressort et vagin centripète, le roi dis-je se nomme Nico36 !!! Vous vous souvenez sans doute, si vous suivez pas à pas
cette chronique mirifique lâche pas l’affaire Toufik, que le Nico avait fait un départ de JTB2008 tout en écrasement faciale de la monnaie qui s’enfuit et broiement de la rate à pognon. Lui,
jadis caracolant de plus-values, fouillait les entrailles du classement pour en sonder le fond. Et tous les jaloux de sa splendeur d’antan, de rire sous cape, de se gausser, de se bidonner comme
des bossus. Cette semaine le Nico aura fait taire les bidonnants. Une nouvelle fois il a sorti sa braguette magique à coucou la voilà et fait jouir son portefeuille de façon aussi furtive que
tapageuse. Le nom de sa Rocco Daube : Neovia Electronics. A regarder l’engin de plus près, les hurlements de plus-value qui ont accompagné le doublement de la chose en érection seraient
consécutifs à son introduction en continue de la cotation.
Je sais pas vous, mais moi oui, j'esgourde les radios où qu'on cause de choses qui t'instructionnent. Hier j'ai ouï ceci sur un certain Gabriel CHEVALLIER.« Ce livre, tourné contre la guerre et publié pour la première fois en 1930, a connu la malchance de rencontrer une seconde guerre sur son chemin. En 1939, sa vente fut librement suspendue, par accord entre l'auteur et l'éditeur. Quand la guerre est là, ce n'est plus le moment d'avertir les gens qu'il s'agit d'une sinistre aventure aux conséquences imprévisibles. Il fallait le comprendre avant et agir en conséquence.
On enseignait dans ma jeunesse — lorsque nous étions au front — que la guerre était moralisatrice, purificatrice et rédemptrice. On a vu quels prolongements ont eus ces turlutaines : mercantis, trafiquants, marché noir, délations, trahisons, fusillades, tortures; et famine, tuberculose, typhus, terreur, sadisme. De l'héroïsme, d'accord. Mais la petite, l'exceptionnelle proportion d'héroïsme ne rachète pas l'immensité du mal. D'ailleurs peu d'êtres sont taillés pour le véritable héroïsme. Ayons la loyauté d'en convenir, nous qui sommes revenus.
La grande nouveauté de ce livre, dont le titre était un défi, c'est qu'on y disait : j'ai peur. Dans les “ livres de guerre” que j'avais pu lire, on faisait bien parfois mention de la peur, mais il s'agissait de celle des autres. L'auteur était un personnage flegmatique, si occupé à prendre des notes, qu'il faisait tranquillement risette aux obus.
L'auteur du présent livre estima qu'il y aurait improbité à parler de la peur de ses camarades sans parler de la sienne. C'est pourquoi il décida de prendre la peur à son compte, d'abord à son compte. Quant à parler de la guerre sans parler de la peur, sans la mettre au premier plan, c'eût été de la fumisterie. On ne vit pas aux lieux où l'on peut être à tout instant dépecé à vif sans connaître une certaine appréhension.
Le livre fut accueilli par des mouvements divers, et l'auteur ne fut pas toujours bien traité. Mais deux choses sont à noter. Des hommes qui l'avaient injurié devaient mal tourner dans la suite, leur vaillance s'étant trompée de camp. Et ce petit mot infamant, la peur, est apparu, depuis, sous des plumes fières. Quant aux combattants d'infanterie, ils avaient écrit : “ Vrai! Voilà ce que nous ressentions et ne savions pas exprimer. ” Leur opinion comptait beaucoup. (…) »
Toute la nuit, Manu
Militari, Bryce et moi épluchons les vidéos. Il faut reconnaître qu'il n'y pas que des petits films sur le "carré rouge", mais que les "Prouesses de Juta Pipow" ainsi que "Brouettes et voitures à
bras" avec Gretta Spermat, retiennent des heures durant notre attention.