Vendredi 20 février 2009
Nous étions jeunes, nous étions beaux, nous sentions tous bon le sable chaud, parce que c'était l'époque où on n'hésitait pas à se rouler dedans ! Mais de sable chaud, il n'y en avait point en cette année 1966-1967, à la "Vieille Ecole" du groupe scolaire Chennevières à Conflans-Sainte-Honorine. Pas de sable chaud, mais un immense terrain vague qui nous servait de seconde cour de récré, et où nous courions à perdre haleine derrière un ballon ou pour passer un relais ou pour jouer les éperviers. Nos instits s'appelaient Villemet et Bagnaudé et nous étions trois classes de CM1 à squatter ce lieu magique qui hante fréquemment ma mémoire. C'est que tout cela avait un parfum de monde disparu. Au fond du terrain vague, il y avait des granges et derrière les granges, un pré avec des vaches, bestioles totalement évanouis des mémoires des gosses de nos banlieues. Oh j'allais oublier le train à vapeur que regardaient passer les vaches, comme il se doit.

Le doigt, il fallait le lever pour poser une question, dans des classes chauffées au charbon où ronronnaient un vieux poële et quelques cancres bien entendu. Le maître était craint et vénéré, et la maîtresse aimée. Le moyen-âge ou presque...

Le temps passe, il s'enfuit et s'estompent les souvenirs. Comment y revenir ? En faisant devoir de mémoire. C'est ce que j'ai entrepris récemment. La mémoire étant sélective, j'ai sélectionné les classes qui m'ont le plus marqué. En tête de mémoire gondolée, c'est bien le CM1 de monsieur Bagnaudé qui arrive en premier. "J'ai dix ans, des billes plein les poches, j'ai dix ans les filles c'est des cloches.". En route, reconstituons la classe de CM1 de monsieur Bagnaudé. "Copainsdavant" est un site internet qui donne un fameux coup de main à ceux qui se lancent dans ce travail de détective. Pas tout à fait un mois que j'ai commencé, pour le CM1, mais également pour le CE1 de Madame Bryche (Cormeilles en parisis, année 64-65), la 6ème au CEG Maurice-Berteaux à Cormeilles-en-parisis, la 3ème du CES Jules-Ferry à Conflans-Sainte-Honorine, et j'ai également ébauché les seconde, première et terminale à Victor-Puiseux (Argenteuil).

Pour le CM1 de Monsieur Bagnaudé, j'ai reçu un fameux coup de main et un courrier avec la feuille d'appel rédigée par Monsieur BAGNAUDE et la liste de tous les protagonistes. Merci à madame GODIN-DUBUCQ, actuelle directrice de l'école de Chennevières à Conflans-Sainte-Honorine. Voici et dans l'ordre alphabétique des noms, l'état de mes recherches et quelques anecdotes autour des contacts que j'ai eus.

Denis BRIMAUD, je l'ai retrouvé sur le site "Copainsdavant".
Michel BROCHARD, les "Pages Blanches", je l'ai contacté par téléphone et j'ai son téléphone portable. Michel, je dois te l'avouer, les téléphones portables et moi ... nous avons un mauvais feeling côté porte-monnaie !
Patrick CAREL, également au téléphone. Il habite la région et travaille avec Francis EVRARD.
Jean-Charles CRAPEZ m'a envoyé un mail sur le site.
Philippe DRAPPIER, j'ai eu la maman. Une dame rigolarde ... et il faut que je contacte Philippe.
Idem pour Francis EVRARD, retrouvé pour partie grâce à Patrick CAREL.
Michel HEE, j'ai son mail grâce au site.
Pascal LABARTHE, c'est le boss, mais j'ai mes informateurs et le joindre sera sans doute assez facile.
Dominique LAURENT, fait du journalisme, mais il n'habite plus la région...mais je ne sais pas où.
Michel LE MOUEL, j'ai eu son téléphone par son frère. Il vit en Bretagne.
Pietro LORENTI, il est sur le bottin, je vais l'appeler.
Philippe MARCHAND. Est un des rares à être resté en contact avec Monsieur BAGNAUDE.
Jean-Marc PATUREAU. A bourlingué, mais il est revenu en IDF. Contact sur le site.
Alain PHILIBERT. Joint par téléphone, lui aussi habite dans la proche région.
Didier TOQUET. J'ai eu son frère au téléphone. Hélas n'est plus avec nous...
Gabriel VERZELLESI. Longue discussion au téléphone. De retour à Conflans.
Richard WOURMS. Gros pourvoyeur d'infos. Instit à Andrésy, habite dans le coin.

Maintenant, il y a ceux dont je n'ai pas trace. Vincent DAVID. Enlevé par les Envahisseurs ? Patrick DE BORTOLI, j'ai eu la cousine, mais cela n'a pas mené bien loin. Jacques DEROUET, j'ai perdu le fil. Joël DEVALOIS, sa trace remonte à l'Antiquité. Eric DUPONT. Dupont té ou Dupond dé, un bridge sur lequel je me casse les dents. Bernard GLANDIER. "Eglantine", je me pique de le retrouver. Denis GUEZ. Le tunisien, s'est peut-être bien fait la malle. Philippe HONORE. Je serais enchanté de mettre la main dessus. Serge NARCISSE, reviendra-t-il au printemps ? Hervé SILLIAU. Si SILLIAU m'était conté, ça arrangerait mes recherches. Enfin Marc THOMAS, je n'y croirai que si je le vois !

Ce ne sont pas 12 "salopards", mais 12 "perdus de vue" qui manquent à l'appel. 

Pour la suite, je recherche donc ces 12 personnes. J'invite toutes les autres à me faire part de leurs idées pour ce qui pourrait donner lieu à fête en l'honneur de monsieur BAGNAUDE. A vous de jouer !
Par rodio - Publié dans : Copains d'avant
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Dimanche 23 novembre 2008

Récemment, j'ai commis boucher un assassinat. Pas de ceux qui vont s'étaler sur 5 colonnes dans le Parisien, entre les dernières faillites de banque et la guéguerre entre Martine Envoie-le-Brie et Ségolène-en-Porcelaine. Non. Un assassinat virtuel, suite à une éclaterie de vocabulaire sur un site de jeux de mots (www.isc.ro). Au départ, rien de bien particulier, une banale partie de scrabblichon, le jeu des mamys avec matou sur les genoux. J'affrontais Youssefyou que je ne connais pas plus que vous (c'est ça le virtuel) !


Dès l'entame, je me retrouve avec des lettres qui forment OLTROU, mais n'ont aucune chance de le creuser. Je jette et passe mon trou. Youssefyou prend les DEVANTS (72) et me met d'entrée dans le vent. Va falloir t'accrocher si tu veux pas déguster, mon ptit Raskolniki. Mais j'ai beau m'agiter le neurone, je peine à jouir du score. J'enchaîne ROULENT (14) qui n'amasse pas mousse et QUE (20) qui me laisse à la traîne. De son côté Youssef fait mousser son W avec EWES (24) et son Z avec PANEZ (42). Je souffre les amis. Ca se confirme avec TREPANEZ (19) qui montre bien dans quel état j'ai le rachis.   Mon adversaire me POGNE (10),  je trépigne, mais voilà que MOISERA (75) me permet de reprendre de l'assise. Youssef délivre RABAT (24), mais pour moi c'est toujours pas la joie. AUBURN (16) ne me permet toujours pas de reprendre des couleurs. AH (18) semble en plaisanter mon rabat-joie. BILERONS (72), commence de le tracasser, ma foi. Il semble accuser le coup, change ses lettres et me redonne la main. J'ouvre avec HUIS (29). Il fait FIA (14) en loufiat. C'est alors que Jésus m'interpelle et m'envoie MELCHIOR pour 176 points. Crucifiant ! Youssef s'étouffe et n'émet plus qu'un petit SON (9). Désormais je marche sur l'eau et avec PALMERAI (80), j'décroche le cocotier.  AY (21) mugit le meurtri. Mais je continue à taper tel Cassius CLAY (42). Youssef paie son DUT (9), mais avec XI (44), je l'occis.  Je RIS (21), forfante-t-il pourtant. Alors je décide de lui mettre le FEUJ (48). Il part à la QUETE (12) d'un sapin et ça tombe bien parce que je l'ai HIV avec ELUCIDAS (62).



Par rodio - Publié dans : Scrabblerie
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Vendredi 31 octobre 2008
J'ai découvert Joan Baez (prononcez Baess, s'il vous plaît) quand j'étais moineau, en fouillant dans les disques de ma soeur, qui n'occupe pas qu'une place au rayon "tricot". Sur la pochette de l'album était son beau visage, mais ce n'était rien s'il n'y avait eu sa voix. Sur cette galette de cire, on trouvait "Farewell Angelina" et "Pauvre Ruteboeuf", morceaux de choix qu'aujourd'hui je n'ai pas choisis. C'est "Joe Hill" un beau soir de Woodstock que je veux vous faire entendre. Sans doute Joe Hill est-il là quelque part pour qu'elle enchante cette version. link



J'ai découvert Miriam Naïli (prononcé en trémassant, s'il vous plaît) quand j'étais encore beau, en fouillant sur la toile, par un hasard heureux que rien ne pressentait. Sur la photo était son beau visage, mais ce n'était rien s'il n'y avait eu ses mots, mais ce n'était rien s'il n'y avait eu ses pinceaux. Sur sa palette de portraits on trouvait "La Piscine", "Sapho" et "Constance". Mais même s'il m'est difficile de choisir, mes yeux se tournent vers "Bénazir" qui devait être là quelque part pour inspirer ce tableau. link


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Mardi 28 octobre 2008
Comme vous peut-être, comme toi ami Boulingrin ou comme toi soeur aimée, j'arpente le net en quête d'un monde meilleur. Hélas, il n'est pas toujours question de tricot ou de confection de tartes aux pruneaux, et il faut bien reconnaître qu'on tombe sur des sites et des vidéos qu'il faut combattre à tout prix.Aussi, ami lecteur, je t'invite à t'élever (bouge ton cul) contre certains documents et pétitionner avec moi pour que cela cesse.

Aujourd'hui, un document qu'il faut bien qualifier de quasi-insoutenable, j'en préviens à l'avance mon lectorat. Eloignez vos enfants si vous en avez, vos animaux, voire vos plantes vertes. Plus jamais ça : link

Par rodio - Publié dans : Beauté en tout genre
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Jeudi 23 octobre 2008
Chère soeur,

c'est vrai que le tricot est aussi éloigné de mes préoccupations que les derniers exploits d'Anne-Cécile FONTAINE peuvent l'être des tiennes. Le tricot occupe autant de place dans mon esprit "que le théâtre d'Audiberti occupe de place dans le cerveau de Frank Ribéry" (adapté de Pierre Desproges). Nonobstant, je me rappelle une palanquée de magazines de tricot intitulée "Modes et Travaux" qui, dans les périodes de désoeuvrement assez fréquentes qui attisèrent mon imagination de gosse, finit par susciter mon intérêt. Que pouvait-il y avoir de si extraordinaire dans un canard de bonnes femmes, un canard assez technique qui mieux est, pour éveiller en moi quelque intérêt ? A la première vue et même à la seconde, et même au bout d'une heure : rien, rien de rien, et même pas trois fois rien.

Un monde qui me resterait à jamais étranger. Une sorte de planète Mars inaccessible et à laquelle on n'aurait pas envie d'accéder. Et pourtant, je feuilletais encore. On ne peut même pas dire que mon oeil de jeune homme était en quête de quelque poitrine féminine à considérer, ce canard étant tenu par soeur Marie de la Baume ou l'une de ses mères... Non, rien, nothing, nada. La nuit, le vide, le tombeau ! Quand ....miracle ! Si, si, miracle !!! Un jeu. Un jeu de lettres. Un jeu de lettres plutôt intelligent, voire un jeu conçu par une tricoteuse éprise de littérature, qui sait. Son but : constituer une grille de 20 mots de 8 lettres à partir des lettres issues d'une phrase d'un livre de son choix. Joli casse-tête, mon but étant d'arriver à faire le plein de la grille (il était possible d'ajouter quelques cases noires) autour d'une phrase de 160 lettres, soit l'Everest du truc ! Vanité des vanités...

Je passais une bonne journée à trouver une phrase de 160 lettres, puis une bonne matinée à caser toutes les lettres dans la grille pour former 20 mots de 8 lettres ! Redescendu ivre de satisfaction d'avoir toucher le sommet, j'envoyais le truc à l'adresse indiquée, fier comme bar-tabac (cette fois-ci, c'est Coluche).

Je reçus trois bons mois plus tard, sans jamais avoir été publié, une jolie lettre de "Modes et Travaux". De félicitations ??? Que nenni ! De réabonnement...

Et après ça, on voudrait que j'aime le tricot !

Par rodio - Publié dans : Delirium Tregro
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Jeudi 9 octobre 2008
Devant la débâcle immobilière, boursière, financière, un seul refuge bien connu : le lingot. Pas plus tard que tout de suite je lisais dans un de ces forums où l'on transpire du pognon qui fuit, l'angoisse de l'épargnant devant la chute de son monde fait de fafiots, biftons et autres croucougnousses. "Que faire ?", s'enquérait l'un des deux effrayés du portefeuille qui les perd. La réponse de celui qui sait (enfin qui croit savoir...) :

- "Tu m'as l'air très anxieux, Lisag ! Tu devrais transformer ton cash en napoléons ou en lingots !"

Reste que l'or n'a de valeur que celle qu'on veut bien lui accorder. Le lingot est un morceau de ferraille doré, ni plus, ni moins. Et puis quand on a de l'or chez soi (qui sait ce qu'il peut se passer dans les coffres des banques, surtout en faillite) ou des biftons sous son matelas, on se met à trembler d'être cambriolé !

Cet engouement ancestral (rappelons-nous le Veau d'Or) pour le métal jaune, me rappelle un vieux dessin animé de Walt Disney. Un pauvre pêcheur attrape un poisson enchanté qui ne lui dit pas "enchanté", mais " si tu me relâches, face de rat, j'exauce un de tes souhaits même les plus inavoués". "Je veux que tout ce que je touche se transforme en or", dit le pêcheur sans hésiter. Et de relâcher la barbue (je sais pas ce qu'ils ont avec les barbues, les conteurs, mais c'est le poiscaille que tu rencontres à tous les coins de contes à la noix). 

Voici donc notre pecheur testant son pouvoir de faiseur d'or. Cet arbre, cling, en or ! Cette pierre, cling, en or !! Ce vibro-masseur, cling, en or (hou... c'est froid) !!! Etc...

Hélas est arrivée l'heure du repas...







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Vendredi 25 juillet 2008
... c'est leur dada.

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Vendredi 25 juillet 2008
... rien n'est moins certain. En revanche le Diable, je vous l'ai filmé de dos (désolé, mais j'avais tout de même la pétoche, hein) :

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Samedi 28 juin 2008
... qui se passe de commentaires !

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Dimanche 8 juin 2008
Elena vient enfin de faire connaissance avec la vraie vie. Désormais caissière à Mammouth, elle jubile. Aux commandes d'un XP112 , elle mitraille de la phalange en Mauresmo du clavier.

Dès les premiers jours, elle a su prendre ses marques et en femme d'affaires avertie, elle a minimisé les coûts. Constatant que les  TGV ne s'arrêtaient pas tous  à Croutes en Champagne (certains ralentissaient, mais devant la hideur des lieux remettaient la gomme pour  disparaître en hurlant dans le lointain),  Elena a  pris la sage décision de dormir sur place, dans l'entrepôt,  au rayon  "sommiers".  Le patron du supermarché lui a concédé cette faveur, moyennant quelques rondes de nuit, le nettoyage de l'intégralité de la très grande surface et deux ou trois magasinages nocturnes. Il la gratifie également d'une poignée de jetons lui donnant accès à la machine à café.

Mais avant d'en arriver à cette situation enviable, Elena a lutté férocement. C'est qu'ils étaient une vingtaine pour une seule place et que les épreuves de sélection valaient leur pesant de boîtes de crabe du Péloponèse en promo rayon frais. Dans la première épreuve, il s'agissait de montrer sa motivation lors d'une épreuve physique : ramper le plus rapidement possible sur sol gluant, en répétant sans mollir : " Merci patron, merci patron, quel plaisir de travailler pour vous, on est heureux comme des fous". Les dix meilleurs furent retenus. Puis commencèrent les enchères. Après quinze propositions, Elena enleva l'affaire. 2 euros de l'heure pour avoir le privilège de trôner caisse 12 face à la travée "choucroute et saucisses en chapelet". Félicitée chaudement par les trois concurrentes malheureuses mais survivantes du hara-kiri quasi général qui s'ensuivit, Elena prit illico ses fonctions. Récupérer le résiné et la tripaille du massacre pour alimenter la charcuterie, fut sa première mission. Deux ou trois vomis plus tard, elle gagna enfin son trône. Durant huit heures de rang, elle s'acquitta de sa fonction avec brio et en fin de journée, le chef de service vint lui remettre l'insigne de la meilleure caissière "first day", une distinction qui lui alla droit au coeur, en raison de l'épingle à nourrice notamment. En fin de semaine, elle obtint même une seconde distinction en provenance du rayon charcuterie : un boudin à son nom. Le "Special Elena", dont la décomposition est secrète, mais rapide. Elena a désormais sa photo à l'entrée du supermarché. Top caissière. Trop belle la vie !
Par rodio - Publié dans : Les aventures de miss Beamer
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