Dimanche 9 décembre 2007
Selon Pascal PELARDY, un habitué de ces parties fines dans les sous-bois des Yvelines, la seconde boucle (le parcours en comptait trois d’à peu près égale distance) avait tout du film d’horreur. Voyage au bout de la boue, trous mais pas ça, fossé quand tu nous tiens ! La gadoue leur aura mis des bâtons dans la foulée.
 
Pascal en a vu d’autres, mais même s'il en (o)rigole, il explique comment un bel engouement peut sombrer en bel engluement . Je lui apprends que la palme de ce trail  est revenue conjointement au Marnais Johann COOPMANN, versé dans le triathlon long (- de 13 heures sur l' Ironman d'Embrun), et au régional de l’étape, Benjamin GALLAND. 7 heures 30 pour couvrir cette quarantaine de milles nautiques (71 km), réservés aux optimistes des trails aquatiques. Figurant parmi les favoris, Valéry CAUSSARIEU (8ème en 8h15) n’a pas totalement échoué, mais on pouvait penser qu’il surnagerait davantage. En résumé, un troisième cru Origole …un peu tombé à l’eau.
 
Classement final des 71 km de l’Origole : 


1. Johann COOPMAN et Benjamin GALLAND en 7h30 

3.   Marc ETIEMBLE en 7h38
4.   Sébastien LEFEBVRE en 7h48 
5.   Jacques DUNAM en 7h58
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Samedi 8 décembre 2007
Animation2.gifMaria m'avait confié qu'elle était remontée comme un coucou suisse et qu'elle partait dans l'aventure Téléthon, un couteau entre les dents (notre photo du couteau). 

Crest, 18 heures 30, le vendredi 7 Décembre 2007 : Maria s'élance. En face d'elle, le monstre des 24 heures course. 24 heures à tourniquer sur un circuit chicaneur d'un kilomètre deux-cent ! Elle qui n'aime pas tourner en rond ... Mais pour la bonne cause, Maria ne se pose pas de questions. Elle a même un plan, une botte secrète ( je vous mets la botte pendant que Maria tourne, ne lui répétez pas ).

"Ma botte secrète (rigolade) mais il ne faut pas le dire... Je travaille la nuit et pour préparer cet ultra, j'ai enchaîné course et travail. Je dors le matin de 8 à 13 heures, puis je vais courir (un semi-marathon) et je reste éveillée jusqu'à ma prise de service de 23 heures à 7 heures du matin. Ca devrait me permettre de faire le tour du cadran sans problème !"

Et c'est en train de payer !  Après 20 heures de course, Maria compte déjà 156 kilomètres parcourus. Le premier niveau qualifiant selon la FFA est à 150 kilomètres. Maria est déjà assurée d'être classée. Mais il lui reste encore quatre heures à courir.  Soutenue par tout le petit peuple du club Allan 26, flanquée de son coach Jack PEYRARD, nourrie des encouragements de toute la communauté Kikourou http://www.kikourou.net/forum/viewtopic.php?p=79915#79915, Maria aligne les tours sans faillir, avec coeur et ténacité ! 170 km à 2 heures de l'arrivée. Maria PIERRE ne court plus, elle roule ! Just like a rolling stone... 18h30, samedi 8 Décembre 2007, Maria PIERRE, ce petit bout de femme,  mesure son exploit : 184 km 800. Géant !

Les meilleures performances de Maria :

1. 100 km de Millau 2007 en 10h14.........cr = 1,080
2. 24 heures du Téléthon à Crest en 2007 avec 184,800 km......cr = 1,020
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Samedi 8 décembre 2007
Combat de boue ce week-end aux alentours du Perray-en-Yvelines. A proximité de la Forêt de Rambouillet, cette gentille bourgade du sud des Yvelines va accueillir une harde de trailers affamée de course en forêt, cavale en sentiers et traversée de rus. Deux menus au programme de cette course qui partira à minuit dans la nuit du samedi 8 et du dimanche 9 décembre 2007. Le  « light » avec 25 kilomètres et une seule boucle et le « gastronomique » avec 71 kilomètres pour trois boucles http://pagesperso-orange.fr/alternature.3r/. La partie de chasse 2007 verra de nouvelles têtes, les héros 2006 courant sous d’autres cieux.  
Parmi les noms susceptibles de s’illustrer on notera : Valéry CAUSSARIEU, très en vue sur l’UTMB et la Diagonale des Fous cette année, Sylvain DELEPINE, un habitué de ce genre de Mud Party et qui vient de s’échauffer sur 600 km lors de la NFL, Pascal PELARDY auréolé d’un joli 8h05’ sur 100 km cette saison, Cédric CHARVIN qui en bon castor aura découpé le parcours pour en contourner les embûches. Chez les dames, on suivra le retour de Katell CORNE, plutôt discrète ces temps-ci, et la Cannoise Alexandra BONILLO (10h20’ à Millau en 2006).
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Vendredi 7 décembre 2007
Roger WARENGHEM est sorti de l’anonymat. Jusqu’alors il avait fait preuve de discrétion. Un passé de footeux avant de ranger les crampons et commencer de s’essuyer les semelles sur les bitumes du Grenoblois. En 1977, au sortir de l’armée, il enquille une course de 57 km en 5h27’sans vraiment de préparation (un entraînement par semaine). L’encore « vert » est dans le fruit. Il y croquera à belles dents  et au début des années quatre-vingt se signale par plusieurs semis courus en 1h14’. L’homme aime le bitume et le confirmera. 
 
Plus près de nous, le guerrier WARENGHEM part à l’assaut de la Transe-Gaule, le 17 août 2005. Dix-huit étapes et autant de batailles plus loin, il terrasse les 1160 km du parcours en 131h47 (9ème à 8,802 km/h de moyenne). La boulimie de kilomètres ne s’étouffe pas. En 2006, le voici au départ d’une Transe-Germanie, la Deutschlandlauf. Le menu n’est pas plus digeste. 1202 km en 17 jours ! Il y finira 5ème d’une course remportée par le Finlandais  Janne KANKAANSYRJA, déjà lauréat de la Transe-Gaule 2005.

Si Roger a pris le virus des grandes courses à étape, il ne dédaigne pas s’aventurer sur d’autres terrains. La No Finish Line va lui sourire en 2007 et le simple soldat Roger va prendre du galon. Cette épreuve de 8 jours pour les plus opiniâtres, courue sur le port de Monaco (voir photo ci-dessous), va voir s’affronter deux duettistes de la course de grand fond, William SICHEL l’écossais et Christophe LABORIE le Français. Mais après la victoire du britannique au terme des 6 jours (809 km parcourus) aucun des deux ne poursuit l’aventure. Roger pointe avec plus de 210 km de déficit, et la marque de William semble difficilement accessible. Poussé dans ses derniers retranchements par l’organisateur de la ronde, Philippe VERDIER, notre Isérois d’adoption met les foulées doubles pour remporter la séance de 8 jours ! Au prix d’une dernière journée où le plaisir est absent mais la performance en point de mire, Roger WARENGHEM passe de l’anonymat à un début de notoriété. Il remporte  la No Finish Line (NFL) avec 813 km parcourus en 8 jours !  
 
De son propre aveu, telle n’était pas son ambition. Roger WARENGHEM, à l’image de beaucoup de grand fondeur, est un coureur de plaisir. La performance n’est pas son objectif premier, et il était venu sur la "No Finish Line" pour peaufiner sa future aventure : la TranHPIM3965.JPGse-Europe 2009. Une première édition « artisanale » avait eu lieu en 2003, de Lisbonne à Moscou, mais elle manquait sans doute d’organisateurs compétents. Il en est tout autrement cette fois-ci, et l’on devrait assister à une « vraie » course en 64 levées de 70 km quotidiens. Départ Bari en Italie, arrivée Cap Nord en Norvège. Le soldat WARENGHEM est déjà sur le pied de guerre, mais il lui reste à améliorer l’ordinaire : couvrir un budget de 9 000 euros notamment ! La difficile chasse aux sponsors est ouverte. Mais gageons que les faits d’armes récents de Roger ont tout pour les séduire !          
 
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Mercredi 5 décembre 2007
Nous reparlerons de Gilles un peu plus tard, parce qu’il n’est pas troisième dans cette chronologie. Suite à cette expérience qui me fit comprendre les énormes ressources du corps humain, je découvris les joies d’Internet (septembre 2001). Le web n’était pas encore gouverné par le général Google et trouver sa vie dans ce dédale d’informations hétérogènes relevait de la recherche de la fameuse aiguille dans la non-moins fameuse botte de foin. Je tricotais pour trouver des informations sur les épreuves de marche de longue distance, et leurs filles les épreuves de course de longue distance. J’abordais rapidement les berges inhospitalières de site en ébauche. Souvent il s’agissait d’une simple feuille de résultats. Mais de liens en liens, j’appris l’existence d’un dieu de la course à pied de longue distance, Yiannis KOUROS. Sans conteste, cet australo-grec dépassait en taille tout ce que j’avais connu auparavant. 303 km parcourus en 24 heures en courant. C’est fou, non ! Yiannis KOUROS avait déjà quelques bardes sur les sites australiens, et j’appris qu’il avait d’autres faits d’armes dans sa panoplie de guerrier du kilomètre. Athènes-Sparte, le Spartathlon, pour ne citer que celui-là ! 246 km de bitumes brûlants ou glacés (les nuits sont fraîches fin septembre) empruntant un col à 1200 mètres d’altitude (le mont Parthénon). Kouros en avait été le héros plusieurs fois et détenait le record de l’épreuve avec 20h25’ en 1984. Hallucinant ! 
En chinant du clavier je rencontrai quelques allumés de la course à pied de la démesure qui m’embringuèrent dans une aventure qui dure. De clic en clic, j’arrivai au micro d’une des plus belles courses de montagne au monde, si ce n’est la plus belle : le Tour du Mont-Blanc,  plus exactement dénommée UTMB (Ultra-Trail du Tour du Mont-Blanc). Michel POLETTI, l’un des organisateurs de cette première (août 2003) me fit rencontrer et interviewer les futurs grands noms de l’épreuve. 

Honneur aux dames, Corinne FAVRE, une beauté brune et bronzée, insaisissable cavaleuse de col remonté. Dawa SHERPA, futur vainqueur chez les messieurs. Un emballage inoffensif de survêtement recelant une boule de feu dévalant la montagne. Brandon SYBROWSKI et sa femme Krissie MOEHL, le futur second (ex aequo avec son ami Topher GAYLOR) et la future lauréate de l'épreuve féminine. Et j’arrive à notre second expert des courses de grand fond, Vincent DELEBARRE. Le « Vincentime » des forums vaut une mine d’or pour ceux qui veulent rencontrer cette épreuve, et lui rendre hommage. Pourtant la première édition de cette rareté de course n’aura pas été une partie de plaisir pour Vincent. Je l’avais senti tendu, nerveux à l’envie de bien faire, mais il rencontra sur son chemin un Sherpa des grands jours, incandescent malgré les trombes d’eau.
par rodio publié dans : Les Experts Endurance
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Mardi 4 décembre 2007
Définition :

Toute performance est rapportable à son élite. Les élites étant comparables, le rapport ou coefficient obtenu permet de comparer toutes les performances dites d’endurance entre elles.

Les applications :

On peut donc situer la performance sur une échelle de valeur commune à toutes les disciplines d'endurance chronométrées et en tirer un classement hiérarchique ou une mesure de compétence. L’athlète pourra évaluer dans quelle discipline il est le meilleur et en tirer des enseignements pour la suite de son entraînement ou le choix de ses objectifs.

Le calcul :

Il prend comme base les barèmes de la FFA. 1,775 constitue le coefficient maximum (rapport moyen constaté entre un record du monde et une perf niveau « départemental 1 » selon la Fédération Française d'Athlétisme) de référence. Tout recordman du monde, meilleur performer ou recordman d'une épreuve internationale vaut donc 1,775.

La suite est une simple règle de 3.

Exemple :

Sur 10 km, 48 minutes correspond à 1,000 parce que le record du monde (27’02) vaut 1,775.
 
1,775 x (27,033 / 48) = 1,000.

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Mardi 4 décembre 2007
 
Toutes les élites se valent, c’est la pierre angulaire du coef. Mais revenons à la naissance du coef rodio. Je m’étais mis en devoir de classer les athlètes de mon club, non plus en fonction de la table de cotation (celle des interclubs en l’occurrence), mais en fonction d’un rapport : performance personnelle / performance de l’élite de chaque discipline. L’élite était déterminée par son recordman du monde, et le résultat s’exprimait en pourcentage  (nombre de points attribués à la performance personnelle / nombre de points attribués au record du monde de la discipline considérée).
Exemple : j’avais fait 6m27 au saut en longueur, cela me donnait 605 points. Le record du monde de l’époque était de 8m90, cela valait 1085 points sur la table de cotation. Ma performance valait donc : 605/1085= 55,7 %.
Grâce à cette méthode je parvenais à comparer toutes les performances entre elles, et je pouvais établir un classement hiérarchique de chaque composante de mon club.
Vingt ans plus tard, j’ai retravaillé la question autour des performances d’endurance. De toutes disciplines et tous sports. Selon les mêmes principes : toute performance personnelle est rapportable à son élite. Le score obtenu situant la performance sur une échelle universelle de mesure.  Je n’ai pas voulu exprimer ce score en pourcentage, mais j’ai voulu faire référence à un barème existant en athlétisme qui classe les performances par niveaux : du départemental à l’international. Le coef rodio était né (voir les lois).
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Mardi 4 décembre 2007
Maria c’est un petit bout de femme (1m54), un concentré d’énergie. Pas vraiment de plan, pas vraiment d’entraîneur, mais vraiment beaucoup de tempérament. Maria, elle n’aime pas tourner en rond, elle va droit devant. Son truc ce n’est pas la piste, ce serait plutôt la route ou les sentiers. Cette année, elle se révèle, on la découvre. 10 heures 14 minutes pour avaler les 100 bornes de Millau . Pas mal pour une première. Top 30 des meilleures féminines françaises sur la distance pour la saison 2007. Mais Ema (c’est son pseudo sur Kikourou.net) n’est pas du genre à calculer ou à se prendre la (grosse) tête. Elle avance aux coups de cœur : "Je cours pour me faire plaisir en essayant de toujours dépasser mes limites!", mais sans faire de bruit : "Ne me fais pas paraitre le gros soleil grandit, alors que je ne suis que le petit grain de sable sur la plage"

maria.JPG
Tout de même, pour "faire un truc" sur le Millau, il faut un coach, un bon coach. Ce sera Jack PEYRARD, un spécialiste du 100 km (7h49'59 sur la distance) et organisateur du 100 km de la Drôme. Les modèles de Maria … des petits modèles par la taille, mais grands par le talent : Karine HERRY, l’héroïne des grands trails montagnards (Diagonale des Fous,  UTMB, Western States Hundred Miles, Templiers) et Brigitte BEC, recordwoman de France des 24 heures course.

Justement, les 24 heures … on y vient. Ce sera une première, le 7 décembre 2007. Tenter le coup sans pression, essayer l’effort d’un jour. Pour la bonne cause, celle du Téléthon. Pas de calcul, ni d’objectif. Donner le meilleur, aller au bout. Dans son fief, l’épreuve a lieu à Crest (Drôme), Maria aura ses supporters. Mais il y aura aussi toute la famille des Kikoureurs derrière elle, une joyeuse bande de forumistes, toujours prêts à soutenir et encourager.  Allez Maria, on est avec toi !
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Lundi 3 décembre 2007
Toute ma vie j’aurai été fasciné par l’effort endurant. Pas seulement l’effort sportif, mais tous les efforts que l’homme consent dans la durée pour parvenir à un résultat, une découverte, une œuvre. Mon domaine d’expertise, si j’en possède un, se bornera à parler de mes rencontres sportives, des personnalités souvent mal connues qui ont démontré une force certaine dans ce domaine d’endurance.
Le premier dont je croisais le parcours ce fut … mon père ! Un homme qui construisait seul ses maisons, de A à Z et sans technologie (pas de bétonnière notamment). A la question de l’absence de bétonnière pour mélanger le ciment, il répondait : « Retourner le ciment à la pelle, cela entretient ta propre mécanique ». Cet homme ayant vécu jusqu’à l’âge avancé de 88 ans et jusqu’au bout ingambe, j’ai le sentiment que les efforts considérés comme inutiles ne le sont pas nécessairement.
Il m’arrivait de lui donner un peu de ma force, notamment pour déplacer d’énormes tas de sable déversés sur le trottoir jusqu’au pied de l’ouvrage (l’allée de notre maison ne permettant pas le passage du véhicule). 

L’allée mesurait 30 mètres et cela nécessitait en moyenne une bonne centaine d’allers-retours. J’y appris les premières principes d’endurance. Ne pas partir trop vite, étaler l’effort dans le temps, utiliser sa concentration et ses ressources mentales. Ces allées et venues étaient autant de portes ouvertes sur le monde extérieur, le monde de la rue. Et ma deuxième personnalité du monde de l’endurance passa un jour devant mon tas de sable sous la forme d’un marcheur de grand fond.

Gérard HOFFMANN était une gloire locale de l’époque (j’habitais Conflans-Sainte-Honorine dans les années 70-80) et il n’était pas rare qu’il passe devant ma maison du quartier Chennevières. Souvent flanqué de ces lieutenants Nobis et Hareau, il préparait les 200 km de Conflans, une épreuve de marche d’endurance qui empruntait les rues de la ville au début du mois de mai. 24 heures de marche, a-t-on idée ?

Le jour venu une foule de gamins se pressait en vélo pour suivre son héros (un certain P’tit Louis LEBAQUER avait un succès fou avec d'énormes varices aux mollets qu'il soignait en les frottant avec des orties). J’avais 13 ans en 1970 et je me demandais bien comment l’on pouvait rester si longtemps sur ses jambes, quasiment sans s’arrêter, en mangeant et buvant en marchant !

30 ans plus tard, coaché par le même Gérard HOFFMANN, j’expérimentais moi-même les ressources de la mécanique humaine en m’engageant sur ce genre d’épreuve. J’y croisais trois légendes de la marche de longue distance. Zbignew KLAPA (qui détient le record du Paris-Colmar, avec près de 9 km/h de moyenne pour plus de 500 km d’effort), Gregorcz-Adam URBANOWSKI, un autre polonais (le détenteur du nombre de victoires sur cette épreuve, série en cours) et Gilles LETESSIER, dix-neuf fois finisseur de l’épreuve mythique.

par rodio publié dans : Les Experts Endurance
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Lundi 3 décembre 2007
Vous êtes un coureur de 1500 mètres, de 10 kilomètres, de semi ou de marathon ? Vous êtes un cycliste sur piste ou sur route ? Vous êtes un nageur de 1500 mètres ? Un fondeur de la Transjurassienne ? Un triathlète finisher d'Ironman ? Un Vététiste de la Roc d’Azur ??? Que vaut vraiment votre performance sur une échelle universelle ? Quel est votre niveau d’expertise ? Quels enseignements tirés de cette mesure d’échelle ? C’est ce que tente de faire le « coef rodio ». Mais avant de l'utiliser, faisons un petit retour en arrière sur sa naissance et son développement...
Jeune décathlonien (je fus deux fois champions des Yvelines en 1979 et 1982), j’avais l’habitude de manier les tables de cotation (au décathlon, toute performance est traduite en points). Je les trouvais imparfaites ou injustes et bien trop figées. Elles ne prenaient pas en compte les évolutions de certaines épreuves en regard d’autres. Ainsi le saut en longueur n’évolue guère au fil du temps. On sautait déjà très loin il y a soixante-dix ans et Jesse Owens remportait le saut en longueur avec 8m06, une performance qui lui permettrait d’espérer rentrer en finale des prochains jeux de Pékin. Mais que dire des 2h29 du japonais Kitei Son, vainqueur du marathon de l’époque, sinon que cette performance ne permet même pas de briguer le podium du championnat de France d’aujourd’hui.
Sans aller jusqu’à dire que de tels écarts existent dans les tables utilisées pour mesurer les performances des décathloniens ou pour attribuer des points lors des épreuves interclubs (aux interclubs d’athlétisme, on utilise une autre table de cotation pour transformer les performances en points), il y a toujours un temps de latence entre les modifications nécessaires et leur réalisation.
Il me semblait déjà qu’une autre utilisation de ces tables « erronées » permettait tout de même de situer bien mieux une performance en valeur absolue. 
Au lieu de considérer que certaines disciplines sont « meilleures » que d’autres (c’est ce qui transparaît implicitement dans les tables utilisées), il est moins injuste de penser que les élites se valent, et que les records du moment indiquent un summum d’expertise comparable à un autre. L’idée force est donc : « les records mondiaux sont arrivés à un stade d’expertise et forment un ensemble relativement homogènes. Leur valeur relative est proche, ou si l’on préfère comparable ». Il n’y a pas lieu d’attribuer un nombre de points supérieur à une discipline par rapport à une autre.  De fait tous les records du monde devraient être estimés sur le même plan, simplement parce que toutes les élites se valent.
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