Lundi 17 décembre 2007

Ben ça y est, je suis cuit, fini, repassé ! J’ai plus un radis et c’est la fin des haricots.  Pourtant on me l’avait ben dit, Ernest (ouais je sais j’ai aussi un prénom périmé) ne joue pas en Bourse, tu vas te ruiner. Mais telle Blanquette, innocente et pimprenellique, je n’écoutais pas les bons conseils de prudence et de Sylvie Aubert, qui dit de bien faire attention, et je me lançais la tête la première,  à l’assaut du cac40 avec mon Weinstein sous le bras, et je commençais à spieler comme un gros malade en extension.

Je gagnais au début, l’œil rivé sur l’écran, la bave reliant le clavier, en émoi des forums qui uppent !  Je m’en mettais jusque-là du pognon, parce que j’avais la grinta et le trigone en Verseau avec Lune dans l’oignon au beau fixe. Je ravageais grave de la tune qui tombe sans prendre le métro.

En fait et pour tout dire, j’ai investi un max dans un système automatique du roi du trade à répétition . Le gonze est un cador de la bourse qui a fait fortune en s’enrichissant !  C’est vraiment une grosse tête qui n’a pas le melon, et qui vend un super-système, la méthode Ducluc-Moch ! Pas la peine de s’y connaître vraiment en Bourse, en deux trois clics, le pognon te coule, après tu nages dedans.

Le gros avantage de la méthode Ducluc-Moch, c’est que tu peux partir en vacances et tout, avec sérénité ou Séréna Williams, comme tu veux. C’est ce que j’ai fait tranquille.  Mais un jour que je revenais des cocotiers et des vahinés qui  m’avaient gonflé d’abord, crevé ensuite et nettoyé enfin, j’eus la désagréable surprise de voir les huissiers sur le pas de la porte de mon paillasson, s’emparer de mon ordi, de ma vaisselle de luxe et de mon pilou-pilou en gonades de chimpanzé ! Le Ducluc-Moch s’était emballé du graphique, boursouflé de la bande de Bollinger, et explosé la chetron du momentum ! Bref ,  il m’avait tout saligoté du portif.

Aussi je viens crier mon désarroi pour que d’autres ne prennent pas le même chemin que moi. Avant j’étais un beau gosse, sportif dans ce genre-là  : http://rodio-blog.over-blog.com/article-14671307.html . Maintenant je ne suis qu’une loque informe, qui n’a plus de goût à rien (même plus envie de regarder le JT de PPD).

Adieu bourse ingrate !

par rodio publié dans : Les délires boursicotiers de Bimbo
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Lundi 17 décembre 2007

"Qu'est-ce que tu fous encore au téléphone!?" (ma femme). "T'occupe, j'suis en train d'causer à Jimi Hendrix". 

C'est vrai quoi, je suis en pleine conversation avec une sorte d'extravagant de l'effort qui n'en finit plus. Et que je te referais bien une petite impro de 100 km, et que je te glisserais bien un petit ironman avant de rentrer souper, et que je finirais bien par un long solo de bicyclette quand le public n'applaudit plus, raide déchiré à l'extasie de perf, anéanti, les bras en croix ! Ce type qui cause dans le fil, il est pas vrai ! D'ailleurs tout ça c'est du délire, un restant d'herbe à chat que j'aurais dû éviter de fumer vu qu'elle a envoyé Pépé jouer du violon à minuit avec des copains en osselets.

Pourtant au coup de feu du babillage gentil, tout ça paraissait vrai, je dirais même que ça paressait presque! Le loustic à fanfreluches du kilomètre je les compte plus, il la joue jogger du manchedi. "J'ai bien fait un peu de course à pied au lycée, parce que j'étais obligé". On empathise, on s'identifie. "A 22 ans j'ai fait l'armée, et là je commence un peu à courir". On y croît, on s'y voit. "Après j'ai fait quelques vingt bornes, des courses dans la région (il est de Belfort, il habite Colmar) et au bout de deux ans, j'ai couru mon premier marathon en 3 heures." On sort pas encore les rames, et on se dit qu'en laissant tomber le Gewurz et les rillettes, peut-être que nous aussi...

Et pis d'un seul coup, l'herbe à chat fait son effet riff à donf. Le type-là derrière le Bounty en plastoc à touches vient de cramponner sa gratte à perf et ça décoiffe de l'oreille en apnée. "Quand j'ai fait mon premier 100 kilomètres en 1997, j'ai mis 7h27, ... même pas fatigué. Enfin si, juste un peu". J'hallucine Eugène. Ca y est j'suis parti. Et Jimi Manu là-bas, il commence à t'envoyer un long solo courroucé et burlesque, délirant et juteux. Toi, t'es là, tu subis ! 

"Ma meilleure course, ce n'est pas une victoire, mais un farouche combat avec Luis Wildpanner, un sacré triathlète autrichien. C'était en 2003 lors d'un champion du monde de triple à Lensahn (Allemagne).www.ostseekueste.de/triathlon/start.html . Pendant plus de trente heures, on s'est tiré une fameuse bourre. Rien que les 540 bornes de vélo, on a dépoté à 32 ! Pendant la course à pied (126 km), je ne touchais plus terre et je fondais sur Luis. On s'est tellement battu que nous avons tous les deux améliorés le précédent record du monde. Luis a fait 31 heures 47, et moi 32 heures 3 minutes".

Mais juste avant, il y avait eu...

"J'ai fait mon premier triple ironman au "Défi Mondial de l'Endurance" en 1998. Je manquais totalement de repères, j'allais un peu dans l'inconnu. Après la natation (11km800), j'étais tué et vraiment très loin des premiers. Je me refais une petite santé en vélo (540 km...), mais en fin de parcours j'ai une grosse douleur au genou. Je pense abandonner, mais mon accompagnateur me secoue, en me disant que j'avais fait de gros sacrifices pour cette compétition et qu'il fallait aller au bout. Je vais voir le kiné de la course et il me dit que cela va aller, qu'il faut que je prenne cette pommade et qu'il va me strapper le genou. Je repars donc pour la course à pied (126 km...), tant bien que mal. J'alterne course et marche et au bout d'une heure, ça revient tout doucement. J'entame alors une sacrée remontée, la course étant mon point fort. Je cours deux fois plus vite que tout le monde, et je reprends ceux qui me précèdent un à un. Finalement je finirai second à  moins d'une heure du premier, un Lette (Anatoly Levsha). Super première expérience !"

Ma femme me secoue. Deux, trois tartes et je me réveille. Faut aller promener le chien. 

Hein... ouais, j'ai plané, ce type n'existe pas vraiment. 11 fois l'Ironman d'Embrun, celui d'Hawaii, celui de Roth, cinq fois champion du monde de double et triple ironman, recordman du monde de quintuple Ironman, deux fois finisseurs de Paris-Brest-Paris, champion de France des 24 heures avec 255 km 526 (2004),  une palanquée de marathons en moins de 3 heures, de 100 km en moins de 8 heures, des myriades de courses en tout genre et en tout lieu. N'importe quoi. Ce type n'est pas vrai ou alors ils sont trois !

Ce soir, ça caille un max dans les rues de Chanteloup et j'ai encore paumé le chien. J'ai du mal avec mon crâne et quelque part j'entends Jimi qui met la hausse : solo de "Red House". A un moment donné, c'est tellement saturé de notes qui s'entrelacent et chorussent qu' on se dit : "Ce type il est pas vrai ou alors ils sont trois ! " 

Meilleures performances d'Emmanuel CONRAUX :

1. Triple Ironman de Lensahn 2003 en 32h03' .......cr = 1,760
2. Embrunman 2004 en 10h43' ..........................cr = 1,623
3. 100 km de Saint-Estève 1997 en 7h27' .............cr = 1,483
4. Championnat de France des 24 heures (1er avec 255km526) ...........cr = 1,459

par rodio publié dans : Portraits de coureurs, portrait d'athlètes
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Samedi 15 décembre 2007
Quand il s'est agi d'attaquer la face cachée de l'arête Conraux, j'ai tremblé du clavier. Il y avait tellement à dire sur ses sommets d'endurance sans dévisser du cliché. Justement de clichés il y en avait vraiment peu en regard de la taille des performances du Colmarois. Une maigre photo des 48 heures de Surgères où l'homme a le visage planqué derrière un bidon. Une photo d'identité avant un championnat du monde de double ironman en Allemagne. Les vrais champions ne seraient-ils pas souvent invisibles ? Aussi et à défaut de photo satisfaisante, je décidai d'en faire un portrait qui ressemblerait forcément à une esquisse, tellement l'homme est insaisissable dans sa multiplicité.

Emmanuel CONRAUX, je l'ai croisé (plus exactement il m'a souvent doublé) lors de 24 heures mémorables à Saint-Fons en 2004. Tournant comme une horloge ou une montre suisse (c'est à dire sans bruit), tandis que d'autres ferraillaient ostensiblement avec les kilomètres avant d'aller roupiller en ronflant,  Emmanuel progressait. Il fut sans doute un des rares participants avec Pascal PELARDY à ne pas connaître une interruption de l'image et de la suspension. Un vrai métronome comme on se doit de l'être dans ce genre de discipline aussi anonyme qu'exigeante. Peut-on dire qu'il remporta l'épreuve haut la main, pour quelqu'un dont la générosité dans l'effort n'a d'égale que la discrétion? Mais qui était donc ce coureur infatigable ?

Assurément c'est un coureur multiple. Un coureur qui ne se borne pas à courir, mais qui sait nager (son point faible cependant) et rouler (et pas uniquement sa bosse). Un triathlète en somme. Un triathlète un peu particulier cependant. Un triathlète ... hors norme, hors limite ! Un triathlète, champion du monde de double et triple ironman*, recordman du monde de quintuple ironman. Infatigable, je vous dis !

Enquête subreptice, Google au pied ! Emmanuel CONRAUX ?! Ses performances, ses résultats seraient-ils, eux aussi, cachés? Cachés peut-être pas, mais noyés derrière un flot polémique, sûrement ! "Quelle est la réelle valeur de ces performances qui dépassent souvent l'entendement?". C'est que ce genre d'effort a de quoi effrayer le quidam moyen qui bataille pour finir un dix bornes. Un triple ironman c'est : 11km400 de natation, suivi de 540 km à vélo, achevé par 126km600 de course à pied... et tout ça en moins de 35 heures  pour le grand alsacien. Rien que les chiffres déroutent ceux qui veulent s'aventurer à les comprendre.

Dès lors, les critiques fusent. "Epreuves anecdotiques, nombre de participants faméliques, relativité des exploits réalisés" reviennent le plus souvent. Occultant l'effort de l'homme, et ne tenant pas compte de simples réalités chiffrées. Pourtant rien que la performance à bicyclette situe l'exploit : 540 km à 30 km/h de moyenne ! 

A en lire d'autres, Emmanuel ne serait pas un triathlète si extraordinaire que cela? N'a-t-il pas terminé deux fois dans le top 20 du plus difficile ironman au monde, celui d'Embrun (en 2003 et 2004)? Mais à quoi bon ! A vouloir trop prouver, on ne prouve plus rien. Le multi-ironman est sans doute condamné à l'incrédulité des ignorants et jaloux de tout poil. Aussi je décidai d'abandonner le surf en eaux troubles pour aller vers la source de mes propres interrogations? A suivre...

* un triathlon dit "ironman" : c'est 3km800 de natation, 180 km de cyclisme, 42km195 (distance marathon) de course à pied.
par rodio publié dans : Portraits de coureurs, portrait d'athlètes
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Vendredi 14 décembre 2007

La suite s'est construite pas à pas, petit à petit. J'ai fait d'autres rencontres de forums et de terrain. Dans le désordre chronologique, alphabétique, voire hiérarchique (difficile d'établir une hiérarchie des compétences, tellement elles sont variées), je croisai la route de fameux cracks de l'effort de grand fond. La plus marquante aura été celle de Gilles LETESSIER, un homme ordinaire, au palmarès hors du commun !

Gilles LETESSIER est un marcheur dont les performances feraient pâlir d'envie quasiment tous les coureurs de grand fond. Il en est  fort peu pour avoir franchi la barre des 190 km parcourus sur 24 heures, et ceci plus de 100 fois. A ma connaissance, je pense qu'il n'y en a pas ! 

Le parcours de Gilles n'est pourtant pas banal. L'adolescent se voit quasiment interdit de sport par un médecin. Cage thoracique trop étroite, capacité pulmonaire insuffisante. L'homme ne fera rien de bien probant jusqu'à la trentaine où il décide ... d'arrêter de fumer ! Avec quelques collègues, il se lance dans la marche athlétique. Manquant singulièrement de "caisse" (pour les raisons invoquées  ci-dessus), il s'oriente vers les efforts de longue (et faible) haleine, les 200 km et plus si affinités. Et les affinités sont là. Il obtient très vite sa qualification pour Paris-Colmar et va en faire sa légende. 19 fois, Gilles LETESSIER sera à l'arrivée de cet interminable ruban reliant les faubourgs de Paris (la course prend naissance à Neuilly-sur-Marne) à l'Alsace. Jamais vainqueur souvent placé (plusieurs places de second et troisième).

L'expertise de Gilles sur ce genre d'effort est incommensurable. Pas un seul abandon, une gestion de course parfaite, simplement il a chaque fois trouvé sur sa route des phénomènes venus de l'Est : Urbanowski, Klapa, Rodionov ! Par la qualité et la régularité de ses performances, Gilles est la référence pour celui qui veut réaliser 190 km et plus sur 24 heures course ou marche.
 
J'ai évidemment croisé les chemins de nombreuses autres références du monde de la course d'endurance :

-  Irina KAZAKOVA et Bruno CAVELIER, un couple référent dès lors qu'il faut parler 10 km, semi-marathon et marathon. 
- Serge MORO-SIBILOT (jamais très loin d'Isabelle GUILLOT) dès lors qu'il s'agit de parler d'efforts en course de montagne. 
- Bruno HEUBI, maître du 100 kilomètres et des épreuves qui y préparent (entraîneur de Pascal FETIZON notamment). 

A d'autres degrés d'information :
 
-  Lionel PLANES est sans doute celui qui connaît le mieux l'UTMB après Vincent DELEBARRE
Karine HERRY et Bruno TOMOZYK, des détenteurs de trésors (cachés?) dès lors qu'il faut parler 100 km, Templiers, GRR, Western States Hundred Miles.
 
J'ajouterai enfin quelques entraîneurs comme Bertrand COCHARD (et ses fameux Hémérodromes) ou quelques "phénomènes - intervenants" comme Emmanuel CONRAUX (le roi des multi-ironmen). 

par rodio publié dans : Les Experts Endurance
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Vendredi 14 décembre 2007

Jérôme a tout lieu d'être satisfait de sa saison 2007. Au-delà des résultats obtenus et des kilomètres parcourus, il s'est fait une seconde famille, celle des "kikoureurs" (forumistes du site http://www.kikourou.net/), et il n'y a pas longtemps, il est tombé amoureux...

Pour Jérome l'histoire sportive commence très jeune dans un village pas tout à fait perdu mais presque, situé à 70 km au nord de Lyon, Azergues. Dès 5-6 ans, c'est un zébulon qui va surtout se consacrer au basket-ball. En préparation de ses évolutions sur le parquet local, il court de temps à autre. C'est ainsi qu'il remporte quelques coursinettes de village dans la catégorie cadets.  

Pas encore vingt piges et le voilà déjà en vadrouille à travers le Vieux-Monde. Il part étudier à Coventry (Angleterre) que seuls les amoureux du ballon rond (il faut donc avoir un peu de bouteille) connaissent ! Fait froid et humide en Albion, aussi on court souvent. Mais pour l'heure, les résultats sont honnêtes sans plus (39 minutes sur 10 km).

1999. Commence les choses sérieuses de la vie. L'ingénieur mécanique dans l'automobile n'a plus guère le temps de s'entraîner. Il déménage souvent entre Angleterre, Allemagne, Italie. Quatre ou cinq footings par mois, pas de quoi en faire un paragraphe !

2001, le virage ... manqué. La chute, la bûche, l'accident. De moto ! Trois semaines d'hôpital, des broches au poignet, un bassin qui fuit (trois fractures). Le virage ... décisif. Repartir, remarcher, recourir. Bout du tunnel avec un 3 km couru en pleurant. Mais 3 km qui comptent autant que tous ceux qui s'annoncent !

Mai 2002, Jérôme devient Turinois, une ville presque française (côté Juve) tellement elle se nourrit des exploits de Platini, Deschamps, Vieira, Trézéguet. Notre embroché frétille et on le croise Parc Ruffini avec comme ambition, un premier marathon. C'est chose faite à Monaco en Novembre. 3 heures 10 !

2003, c'est de nouveau une année-boulot avec 6 mois d'Allemagne. On zappe !

2004, retour en Italie, et enfin une belle saison. Après une opération en mars, Jérôme bat de peu son record marathon  : 3h09' ! A raison de cinq ou six entraînements par semaine, l'ambition refait surface. Plans d'entraînement sur le site http://www.runirina.com/ et premiers très bons résultats ! Semi-marathon de Turin en 1h22, marathon de Milan 2h51'. rodio-turin-seul.JPG

2005, en France de retour. Une prise de licence à l'AAA du Lyonnais, mais des entraînements en solo pour un bel objectif le marathon de Lyon. Flûte de la flotte ! Départ trop musclé (passage en 1h22' au semi, quasiment son record). Fin de course à la ramasse. Hypothermie et un score de 2h58. Tendinite au genou en suivant, la mécanique se grippe de nouveau. Médecin, podologue, semelles, et on repart du bon pied !

2006, Paris me voici ! Le marathon. Préparation dans le parc du château de Versailles, joie de courir. Mais coup de froid sur l'enthousiasme et tord-boyaux du trentième kilomètres lors de l'évènement. Une fin mal pliée en deux pour 3 heures 8 au chrono. Dans les semaines qui suivent, Jérôme entend des voix ! "UTMB, UTMB" se murmure-t-il autour de lui. C'est quoi ? Une folie, pas pour toi !? Non, une beauté, une déesse, une Gorgone. La reine des courses de grand trail, celle du Tour du Mont-Blanc. Jérôme en est tout chose, il ne pense plus qu'à elle. La rencontrer, la toucher, l'apprivoiser ! Mais pour l'instant ce n'est encore qu'un rêve...

Jérôme est pourtant sur le chemin de l'extrémisme, celui des grands arpenteurs d'espace. La fièvre de l'ultra le tenaille. Elle transpire des lignes d'un livre qu'il avale, celui de Dean KARNAZES, un baroudeur amerlo qui ne compte plus les kilomètres depuis belle lurette. Elle ne se dissipe pas après une première expérience qui se solde par une entorse sur la Saintélyon. Elle court toujours, elle est là !

2007 en son janvier, commence par un superbe cadeau d'anniversaire. Ses parents, quasiment présents à chacune de ses grandes courses, lui offre l'inscription au marathon de New-York ! Ce sera en novembre. Mais d'ici l'automne, il lui faut étancher cette soif d'ultra. La Déesse de Savoie ne cesse de le hanter. Il se risquera à l'aborder par une de ses filles, la fameuse CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix). 8 mois pour s'y préparer. Avant de batailler tout autour de la Belle, il terrasse son record marathon à Turin (photo ci-contre). 2h48' malgré 28 degrés.

Les rencontres de forum se succèdent. C'est qu'il n'est pas seul à reluquer  l'UTMB. Parmi tous ses prétendants, la famille Kikourou aux amoureux multiples qui devient rapidement son auberge espagnole. Parallèlement il se prépare avec quelques Cazanovas  de flancs de montagne. Il enchaîne plusieurs courses de préparation (Grand Raid 73, Ultrail du Verdon). En fait sans doute trop (abandon sur le Gran Trail Valdigne). Prend un peu de repos. 

Arrive cette belle fille de CCC. Il pense l'accrocher en 12 heures, mais ses 86 km lui résistent, et il en sort raide cuit (douleurs au genou, 14h13' d'effort). Meurtri mais séduit, il claudique jusqu'en novembre pour croquer la Belle Pomme. A court de kilomètres, il marathonne en 2h58' ce superbe présent. Insatiable et soutenu par la famille kikourue, il enchaîne sur une jolie Saintélyon (6h08'). Mais les souvenirs l'obsèdent : la Course ! La Course est là, il la veut, il l'aura. Rendez-vous est pris : fin août 2008, Chamonix, place de l'Eglise !

Meilleures performances Jérôme DEBIZE :

1. 10 km La Caladoise en 2007 : 35'09.............cr = 1,365
2. Marathon de Turin en 2007 : 2h48'06............cr = 1,319
3. Semi-marathon de Lyon en 2006 : 1h20'59 ..........cr = 1,291
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Jeudi 13 décembre 2007
Yo est une rencontre de forum. Un gus que je ne connais qu'à travers des mots avec lesquels j'avais envie de faire un portrait. Plus qu'un parcours personnel, c'est le récit d'un collectif qui transpire, celui de l'ASVEL TRI 
http://www.asveltri.com/frame.php?url=embrun2003/course.php. Il ressort que l'homme n'en manque pas (de ressort). 

1998, Lionel troque sa mob d'enduro pour des semelles de course à pied, et prend le départ d'un 15 km au Puy. 1h06' plus tard on lui dit qu'il a des moyens. C'est tout bon pour un prochain marathon. Il s'y prépare en pêchant un plan d'entraînement estampillé Bernard FAURE (vous savez le gars qui cause dans le poste à côté de Voix de crécelle). 3h22' pour cette première levée.  

lionel-lafarge.jpgTout en continuant la course à pied, Lionel a un petit vélo dans la tête. Il décide d'acheter un nouveau VTT. Mais c'est en discutant avec un ami nageur, que la mayonnaise "tri " commence à monter. Il décide d'apprendre à nager. Tous les midis, c'est ligne d'eau de 50 mètres au menu. Nous sommes en avril 2000, et deux mois après, Yo est au départ de son premier tri ! Le triathlon du Lac des Sapins . "Ce fut grandiose !" En septembre, deux ou trois triathlons plus loin, Lionel prend le départ du marathon de Lyon. Les bienfaits de l'entraînement croisé, il met une claque à son record : 3h03'. C'est décidé, il prend une licence de tri à l'ASVEL.  

Yo veut faire ses armes dans le long et pour 2001, il met dans son viseur le triathlon de Nice. 9h07' pour un premier LD, encourageant. Mais Lionel ne veut pas s'arrêter là. "Qui y-a-t-il de plus long? Ce sera Embrun. Mais Embrun, ça se prépare, ça se peaufine, ça se respecte. 2002 sera une année d'approche. 

2003 à l'attaque ! Ils sont onze de la fine équipe à partir à l'abordage du vaisseau embrunais. Une belle histoire d'amitié toujours en cours est en train de se nouer. Les onze mettent le grappin sur l'épreuve, et aucun ne faillit ! En 14 heures 59 pour le pirate le moins aguerri ! Pas mal !!! 

2004, les pirates ont trouvé du renfort et c'est à 26 qu'ils repartent au combat. Au-delà des 23 finisseurs, c'est le ciment d'un club qui a fait fondation. Et Yo n'est même pas déçu de figurer parmi les trois renoncements. Incidemment il croise sa route avec la Saintélyon, une course à pied populaire d'une bonne soixantaine de kilomètres, mi-trail, mi-route, entre Saint-Etienne et Lyon. 6 heures 47 plutôt douloureuses. 

2005, la "Big Team" est repue, et Lionel boucle une seconde fois Embrun, mais le plaisir n'est pas au rendez-vous. Il se remet plus sérieusement à la course à pied, et sauve sa saison par une jolie Saintélyon : 6 heures 02 pour 68 km.

2006, The Season ! Lionel LAFARGE crée l'Aquathlon : http://aquathlon.asveltri.com/ . La "Big Team" s'est reformée. Ils sont 26 en partance pour l'Ironman de Roth (Allemagne). "Ambiance de folie" . Le plaisir doit primer et Yo part sans chrono, ni cardio. Après un vélo piano, Yo attaque le marathon sostenuto. C'est le grand jour et il avale deux copains partis devant lui. 3h16 pour les 42 km pour un temps global de 9h56 !!! "C'est de loin mon plus beau souvenir de course".  Un souvenir partagé avec toute une équipe dont quatre éléments franchiront le mûr des 10 heures. Hélas la fin de saison est moins joyeuse avec une blessure à la hanche.

2007 . Toujours à 26 sur l'Ironman de Zurich, qui verra les débuts d'un certain ... Jalabert ! Mais Lionel passe complètement à travers de sa course. Il se rachète en fin d'année en réalisant 5h59' sur sa troisième Sainté.

Meilleures performances de Lionel LAFARGE :

1. Ironman Roth 2006 en 9h57  : ............cr = 1,409
2. 17'08 sur 5000 m en 2007 : ............... cr = 1,308
3. semi-marathon en 1h21 en 2006 : ...... cr = 1,291
4. 37'37 sur 10 km en 2001 :....................cr = 1,276
5. Saintélyon 2007 en 5h59:......................cr = 1,236

Calcul coef rodio (cr) : 

http://fan2taz.free.fr/bruno.heubi/index.php?rubrique=6

pour l'Embrunman (base : Mc Cormack - 1,775 pour 7h54 sur IMRoth)
pour Sainté (base Proietto - 1,480 pour 5h00)











 
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Mercredi 12 décembre 2007
Gérald est désormais mondialement connu sous le pseudo Gégé. C’est une sacrée mine de dessins et caricatures au service de l’humour et de la décontraction. Notre première rencontre se fit au détour d’un forum. Probablement celui-ci : http://www.i-services.net/membres/forum/forum.php?user=7728&idsalon=26340. Inutile de vous dire que le coup de crayon en a séduit plus d’un : http://www.starting-blog.org/. C’était parti pour habiller d’un tee-shirt les ultras en partance pour les 100 bornes de Millau. Restait à savoir si « L’homme au crayon » avait autre chose dans les pinceaux !?


Photos-2-Millau-2006-with-G--g--.jpg

Septembre 2005 : objectif 9h30 sur les montagnes russes de Millau et son pont trop loin. « L’homme au crayon » m’a convié à son suivi vélocipédique (de g. à d., le Grand Mauve, Gégé et son pote Esquissa). La seconde rencontre ne manque pas de sel et se fait dans un restaurant. Je découvre un beau gosse, mais épais comme un sandwich SNCF : une sorte de chat maigre taillé à coups de serpe dans un manche à sucette. Je le sens tendu à l’idée d’ingurgiter cent bornes de bitume jamais plan et en apéro un bon cassoulet chaurien. A l’approche de la  saucisse dodue, il abdique. C’est joué, la bestiole famélique manquera de sucres lents en laissant dans l’assiette ses fayots pétulants. 

La course venue, il semble toujours un peu noué et les conditions atmosphériques vont finir de miner « l’homme au crayon ». C’est qu’il tombe des hallebardes en début de course et qu’il ne fait guère chaud dans les montées de Tiergues. C’est dans celle du retour, vers le 80ème kilomètre, que notre homme-sandwich avale son dossard. Grelottant comme Blanquette au moment d'être servi sur lit de champignons à père Loup, le "Lucky Luke du crobar" n’ira pas plus loin. Qu’importe, une sacrée amitié est scellée. Mais pour l’heure une ambulance emmène le jambon surgelé à la mine déconfite. Quelle idée d’avoir badé le roi des cassoulets ! 

Peu de temps après, le Gégé montrera qu’il en a tout de même dans les crayons. St-Estève et son 100 km, verront le verrat a minima réussir un minimum : 8h59' . Depuis le chat émacié a viré à tribord. Un très joli Embrunman avec une première perf encourageante :  13h39'. Partenaire de club de Laurent Jalabert, le Gégé devrait monter en puissance dans cette spécialité . Objectif 2008 : le triathlon de Nice ! 

Les meilleures performances de Gégé :

1. semi-marathon Blagnac 2006 : 1h21 ......cr = 1,291
2. marathon Albi 2006 : 2h54......cr = 1,274
3. Embrunman 2007 : 13h39.......cr = 1,256
4. 100 km St-Estève 2005 : 8h59......cr = 1,230

cr : coef rodio
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Mardi 11 décembre 2007
Quand j'ai commencé à pondre cette "rareté" de coefficient , j'ai reçu une volée de bois vert de provenances diverses et variées. Principalement de ceux qui n'y retrouvaient pas la mesure de leur effort évidemment. Il est vrai que ce coefficient ne prend pas en compte la sueur et les larmes versées, la taille des ampoules au pied, le poids d'une coupe qu'on soulève... même s'il l'on était seul dans sa catégorie. C'est un coefficient, il ne faut pas trop lui demander. Aride comme une suite de chiffres, à peine atténuée par la présence d'une virgule.

La principale critique est venue de certains coureurs de très longue distance (24 heures notamment) qui n'appréciaient pas de voir "leur exploit" rangé au côté d'une performance réalisée sur 10 kilomètres. Certes j'admets volontiers que la comparaison ou la juxtaposition peut choquer. Mais les deux épreuves ne sont-elles pas à classer dans la catégorie des efforts endurants? Et y aurait-il une hiérarchie occulte à l'intérieur de cette catégorie? Chercher à savoir qu'elle a été la performance la plus accomplie de celles qu'on a courues, me paraît primordial pour qui cherche à comprendre ce qu'il fait. 

J'ai tenu bon, certain d'avoir raison. Les résultats que j'obtenais en mesurant les performances de ceux qui voulaient bien me prêter attention, étaient en tous points logiques. Le noviciat cédait du terrain à l'expérience , et le premier 24 heures couru valait moins que la performance réalisée sur un énième 10 bornes. En revanche et chez les spécialistes, il y avait prime sur cette spécialité, et les Heubi, Herry, Magroun, Guyomarch réussissaient leur meilleur coefficient dans leur discipline de prédilection.

J'affirmais cependant qu'un coureur bien préparé pouvait espérer décrocher un coefficient majeur sur une distance ultra-longue, et ceci dès la première fois, dès lors qu'il avait suivi un "cahier des charges" précis. Ce fut le cas de Cédric CHARVIN.

S'était-il correctement préparé, seul lui pourrait répondre, mais ce qui est certain, c'est qu'il arriva sur la discipline "24 heures" avec un passé fourni de courses de longues distances, une des clés pour aborder ce genre d'épreuve avec succès. Le cas Charvin est d'autant plus probant que c'est un athlète encore neuf mais déjà bien référencé de par le nombre de ces expériences en course à pied.

Voici ses performances chronométriques avec les coefficients équivalents :

10 km : 40'19 = 1,190
semi-marathon : 1h29' = 1,175
marathon : 3h12' = 1,155
100 km : 9h35' = 1,153
12 heures : 121 km = 1,176
24 heures : 216 km = 1,210

Quels enseignements tirer de ces chiffres? 

Cédric a réussi sa meilleure performance selon mon modèle sur 24 heures, et ceci dès la première tentative. Il est fort probable que ses limites ne sont pourtant pas atteintes dans cette discipline. Il est également fort probable que ses temps sur marathon et 100 km ont une belle marge de progression.

Et vous? Vous voulez étalonner vos performances sur les distances classiques de la course à pied d'endurance ! Le coef rodio a trouvé ses quartiers chez un grand centbornard, Bruno HEUBI ! 
C'est par ici : fan2taz.free.fr/bruno.heubi/index.php



par rodio publié dans : Le coef rodio
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Mardi 11 décembre 2007
Le Pelardy est un animal rare, mi-plantigarde de type nounours, mi-humain de type bonhomme. Pas très grand, mais la jambe bien faîte dans le prolongement du sol, le Pélardy va son bonhomme de chemin sur la planète course à pied. Si vous vous éloignez des sentiers battus, vous avez des chances de le croiser. Parce que le croiser est une chance. Cet ours est jovial, et même quand il lui arrive de grogner, le sourire finit toujours par l’emporter. Animation1-copie-1.gif
 
Tiens, pas plus tard que ce week-end, je l’ai croisé en Origole. L’Origole, une gentille balade en Yvelines du côté du Perray, prenant sa source en pleine nuit sur le surcoût de minuit. Dire qu’elle nécessite le pied marin c’est résumer l’affaire. Au programme : tranchées inondées, ornières boueuses, pentes glissantes, dérapages incontrôlés, patinage peu artistique, glissades malencontreuses. De quoi déséquilibrer le plus beau des coursiers.
 
Parti à la recherche d’un gibier de sujet, je croise le bel animal. Le voilà superbe et trottinant, accompagnant le gendre, un animal familier. La bête est superbe, on y voit pas de gras. Le visage est émacié et le sourire carnassier. La foulée est rythmée, cadencée, avec une propension pour un léger dandinement. Il grogne un peu contre cette seconde boucle d’un tracé qui en a trois. Vingt-cinq kilomètres dantesques, qui ont bien failli le mettre à genoux. Mais le nounours, je veux dire le bonhomme, en a vraiment vu beaucoup d’autres, et une nouvelle fois il en triomphera.
 
A l’arrivée il fulmine gentiment. Contre le parcours, contre le tracé ? Même pas ... même pas de tee-shirt à sa taille !!! et il s’en va en rigolant.
 
Avant cet épisode à dormir debout les deux pieds dans la boue, Pascal aura encore tracé une saison 2007 bien chargée. Après un début de saison vraiment prometteur et un très joli 8h05’ sur 100 km à Saint-Nazaire-les-Eymes, Pascal n’a pas réussi à décrocher un joli 24 heures. 191 km à Saint-Doulchard ne peuvent satisfaire ce dévoreur d’espace. Il reviendra en 2008, ça finira bien par rigoler !      

Pascal PELARDY meilleures performances :

1. 100 km sur route, St-nazaire-les-Eymes 2005 : 8h00 ........cr=1,381
2. Marathon des Yvelines 2004 : 2h50'59.......... cr=1,297
3. 24 heures de Saint-Fons 2004 : 221 km ...........cr=1,241

cr : coef rodio 
  
par rodio publié dans : Portraits de coureurs, portrait d'athlètes
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Lundi 10 décembre 2007
Faisant réponse à la question qui suit sur le forum "Esprit-trail" de http://www.runirina.com/ .

Texte de la question

Ancien gardien de but, je suis reconverti en "coureur amateur" depuis 2 ans. J'habite le "plat pays" mais les courses à relief me font rêver. J'ai bien fait quelques sorties hors compétition en montagne et mes chronos/dénivelés sont honorables je pense (1H40 pour 1100m d + par ex.). Toutefois, je reste frileux à franchir le pas des trails, en raison de mes résultats sur route... moyens (env. 4mn30/Km), alors que lors de courses à "terrils" (certes moins nombreuses), je progresse au fils des temps et me classe très correctement.
Peut-on être coureur moyen sur route et bon en trail? La morphologie influe-t-elle selon le type de course? (188 cm pour 81 kg)? Sur quel type de trails puis-je débuter en ayant l'expérience sur route de distances allant du 10km au marathon?
 
Réponse de rodio :

Pour vraiment savoir ce que l'on vaut sur une discipline, l'une des solutions est d' appliquer le coef rodio. Le score de tes performances t'indiquera clairement si tu es plus performant sur le trail que tu viens de courir, ou sur ta référence classique (un 10 km route par exemple).

Les résultats obtenus pourront être analysés (diagnostics, prochainement sur ce blog).

Avant de connaître les résultats du coef rodio (contacte-moi je te donnerai ton score trail), voici quelques généralités :

- en trail comme ailleurs, le gabarit influe sur la performance. Un « lourd » aura du mal à se mouvoir en dénivelé positif ou négatif. Le poids n'est qu'un paramètre, la qualité musculaire en est un autre. Certains gabarits « moins légers » réussissent en course de montagne (Sherpa, Favre, ne sont pas des poids mouche).

- la « provenance du sujet », ses acquis. Un footeux est souvent un coureur naturel de 10 km plat (encore qu’un gardien de but, soit un cas particulier). Il joue sur un terrain plat, et son autonomie est de 10 km (Ribéry lors de ses matchs). Il fractionne son effort, il est donc assez à l'aise dans les épreuves où il faut jouer avec des bas et hauts cardiaques. Sa musculature est vraiment spécifique (plutôt type sprinter, mais beaucoup de travail en excentrique, très utile en trail) et il devra l'adapter au trail dénivelé (travail des quadriceps).

- l'envie, la motivation. On a beau avoir des qualités intrinsèques, c'est l'envie qui nous fait nous dépasser. Sur les courses où l'on s'ennuie, on ne fera rien.

Il y a donc beaucoup de paramètres à prendre en compte.

Pour ton cas précis. "Expérience 10 km au marathon" ... je demande à voir le coef rodio de tes performances avant de donner un avis. A priori, tu peux aller avec succès sur des trails courts (en deça de 20 km).

Attention aux résultats "non analysés". On peut « se la jouer » sur pas mal d'épreuves de course à pied (ultra-distance, trails exotiques, grands trails populaires), et devenir "champion" de ceci ou de cela. Peu de concurrents au départ, beaucoup de novices, de non-préparés spécifiquement. Tu peux fort bien te leurrer sur ta vraie valeur en obtenant un podium dans ta catégorie.
Sur un marathon, tu ne te leurres pas. Même si tu finis dans l’anonymat d’un grand marathon, ton temps est parfaitement référencé, et en dernier ressort, c’est cela qui te situe vraiment.

En résumé : un coureur ayant parcouru 180 km en 24 heures à toute mon estime (c'est ce que j'ai fait, donc je connais), mais j'admire davantage un 2h50' au marathon. C'est d'un autre niveau ! En grand trail, un finisseur de l’UTMB (Tour du Mont-Blanc) en 44 heures, c'est remarquable. Mais c'est à la portée d'un bon randonneur préparé spécifiquement.  


 
 
par rodio publié dans : Le coef rodio
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