Vendredi 14 décembre 2007
Jérôme a tout lieu d'être satisfait de sa saison 2007. Au-delà des résultats obtenus et des kilomètres parcourus, il s'est fait une seconde famille, celle des "kikoureurs" (forumistes du site
http://www.kikourou.net/), et il n'y a pas longtemps, il est tombé amoureux...
Pour Jérome l'histoire sportive commence très jeune dans un village pas tout à fait perdu mais presque, situé à 70 km au nord de Lyon, Azergues. Dès 5-6 ans, c'est un zébulon qui va surtout
se consacrer au basket-ball. En préparation de ses évolutions sur le parquet local, il court de temps à autre. C'est ainsi qu'il remporte quelques coursinettes de village dans la catégorie
cadets.
Pas encore vingt piges et le voilà déjà en vadrouille à travers le Vieux-Monde. Il part étudier à Coventry (Angleterre) que seuls les amoureux du ballon rond (il faut donc avoir un peu de
bouteille) connaissent ! Fait froid et humide en Albion, aussi on court souvent. Mais pour l'heure, les résultats sont honnêtes sans plus (39 minutes sur 10 km).
1999. Commence les choses sérieuses de la vie. L'ingénieur mécanique dans l'automobile n'a plus guère le temps de s'entraîner. Il déménage souvent entre Angleterre, Allemagne,
Italie. Quatre ou cinq footings par mois, pas de quoi en faire un paragraphe !
2001, le virage ... manqué. La chute, la bûche, l'accident. De moto ! Trois semaines d'hôpital, des broches au poignet, un bassin qui fuit (trois fractures). Le virage ... décisif. Repartir,
remarcher, recourir. Bout du tunnel avec un 3 km couru en pleurant. Mais 3 km qui comptent autant que tous ceux qui s'annoncent !
Mai 2002, Jérôme devient Turinois, une ville presque française (côté Juve) tellement elle se nourrit des exploits de Platini, Deschamps, Vieira, Trézéguet. Notre embroché frétille et on le croise
Parc Ruffini avec comme ambition, un premier marathon. C'est chose faite à Monaco en Novembre. 3 heures 10 !
2003, c'est de nouveau une année-boulot avec 6 mois d'Allemagne. On zappe !
2004, retour en Italie, et enfin une belle saison. Après une opération en mars, Jérôme bat de peu son record marathon : 3h09' ! A raison de cinq ou six entraînements par semaine, l'ambition
refait surface. Plans d'entraînement sur le site http://www.runirina.com/ et premiers très bons résultats ! Semi-marathon de Turin en 1h22,
marathon de Milan 2h51'. 
2005, en France de retour. Une prise de licence à l'AAA du Lyonnais, mais des entraînements en solo pour un bel objectif le marathon de Lyon. Flûte de la flotte ! Départ trop musclé (passage en
1h22' au semi, quasiment son record). Fin de course à la ramasse. Hypothermie et un score de 2h58. Tendinite au genou en suivant, la mécanique se grippe de nouveau. Médecin, podologue, semelles,
et on repart du bon pied !
2006, Paris me voici ! Le marathon. Préparation dans le parc du château de Versailles, joie de courir. Mais coup de froid sur l'enthousiasme et tord-boyaux du trentième kilomètres lors de
l'évènement. Une fin mal pliée en deux pour 3 heures 8 au chrono. Dans les semaines qui suivent, Jérôme entend des voix ! "UTMB, UTMB" se murmure-t-il autour de lui. C'est quoi ? Une
folie, pas pour toi !? Non, une beauté, une déesse, une Gorgone. La reine des courses de grand trail, celle du Tour du Mont-Blanc. Jérôme en est tout chose, il ne pense plus qu'à elle. La
rencontrer, la toucher, l'apprivoiser ! Mais pour l'instant ce n'est encore qu'un rêve...
Jérôme est pourtant sur le chemin de l'extrémisme, celui des grands arpenteurs d'espace. La fièvre de l'ultra le tenaille. Elle transpire des lignes d'un livre qu'il avale, celui de Dean
KARNAZES, un baroudeur amerlo qui ne compte plus les kilomètres depuis belle lurette. Elle ne se dissipe pas après une première expérience qui se solde par une entorse sur la Saintélyon. Elle
court toujours, elle est là !
2007 en son janvier, commence par un superbe cadeau d'anniversaire. Ses parents, quasiment présents à chacune de ses grandes courses, lui offre l'inscription au marathon de New-York ! Ce sera
en novembre. Mais d'ici l'automne, il lui faut étancher cette soif d'ultra. La Déesse de Savoie ne cesse de le hanter. Il se risquera à l'aborder par une de ses filles, la fameuse CCC
(Courmayeur-Champex-Chamonix). 8 mois pour s'y préparer. Avant de batailler tout autour de la Belle, il terrasse son record marathon à Turin (photo ci-contre). 2h48' malgré 28 degrés.
Les rencontres de forum se succèdent. C'est qu'il n'est pas seul à reluquer l'UTMB. Parmi tous ses prétendants, la famille Kikourou aux amoureux multiples qui devient rapidement son
auberge espagnole. Parallèlement il se prépare avec quelques Cazanovas de flancs de montagne. Il enchaîne plusieurs courses de préparation (Grand Raid 73, Ultrail du
Verdon). En fait sans doute trop (abandon sur le Gran Trail Valdigne). Prend un peu de repos.
Arrive cette belle fille de CCC. Il pense l'accrocher en 12 heures, mais ses 86 km lui résistent, et il en sort raide cuit (douleurs au genou, 14h13' d'effort). Meurtri mais séduit, il
claudique jusqu'en novembre pour croquer la Belle Pomme. A court de kilomètres, il marathonne en 2h58' ce superbe présent. Insatiable et soutenu par la famille kikourue, il enchaîne sur une
jolie Saintélyon (6h08'). Mais les souvenirs l'obsèdent : la Course ! La Course est là, il la veut, il l'aura. Rendez-vous est pris : fin août 2008, Chamonix, place de l'Eglise !
Meilleures performances Jérôme DEBIZE :
1. 10 km La Caladoise en 2007 : 35'09.............cr = 1,365
2. Marathon de Turin en 2007 : 2h48'06............cr = 1,319
3. Semi-marathon de Lyon en 2006 : 1h20'59 ..........cr = 1,291