Mercredi 26 décembre 2007
19ème journée de Ligue 1 : OM - Le Mans (1-0) 

Six longs matchs que l’Olympique dans la caisse de Marseille n’avait pas fini le nez dans le gazon. Aussi les Phocéens lancés qui s’éloignent du fossé, s’apprêtaient-ils à bouffer des Rillettes avant la trêve, histoire de faire un peu de gras de classement. De leur côté les Manceaux avaient sorti la pelle du seau, pour bâtir un beau château de sable mouvant en défense ! 


niang-om-lemans.jpgMais après quelques flèches inutiles, Niang franchissait la mélasse ennemie après sacrifice de Nasri, et gravait dans la Roche, un assassinat du droit dès la 14ème minute . Le manceau tel le pourceau avait le nez dans le seau.

Fort de ce meurtre d’entrée, les Marseillais repliaient ses mafieux en défense, attendant que les Rillettes rappliquent pour mieux les assaisonner. Le Manceau se requinque sans faire vraiment peur aux badauds venus pour une bonne charcute. Tout de même, et en fin de hors d’œuvre, Matsui mon joli sort son Joseph ! Le nippon mon cochon balance un groin qui s’écrase sur la barre astiquée par la Bonne Mère  d’un Mandanda en prière  ! Un filet à zéro à la mi-temps, pas vraiment de quoi se régaler.

La seconde partie n’est pas tellement plus achalandée en actions qui tranchent . Un boudin du droit de Niang (56è)frôle la catastrophe pour Le Mans. A la 65è, Le Tallec manque lui aussi le nourrain d’un rien. Et en toute fin de match, De Melo s’en mêle puis s’emmêle, en ratant un gigot tout cuit à bout portant du portier du Vieux Port.

Au classement des jambons, l’OM grossit de trois points et revient 11ème , Le Mans manque le point du nul et vivote en 5ème position.
par rodio publié dans : Footu, l'actu qui rit du foot !
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Mercredi 26 décembre 2007
J'aurais pu retenir les exploits du sequoia SEKIYA (champion du monde et meilleur performer mondial de l'année sur 24 heures) comme références. 274km884 à Soochow situe la saison du bonhomme nippon.

Shinishi WATANABE pouvait légitimement penser qu'il aurait droit aux honneurs après sa victoire à Winschotten et son meilleur temps mondial sur 100 km : 6h23.

L'étonnante défaite du dieu KOUROS, foulé au pied par le revenant Janos BOGAR, aurait dû faire ma une. Après tout voir Yiannis KOUROS battu sur une course non-stop de plus de 12 heures est un véritable exploit en soi. Sur une première, l'Ultrabalaton, par l'enfant du pays, le Magyar BOGAR, et dans un temps remarquable (212 km en 18h50 pour le Hongrois) mais finalement moins exceptionnel qu'il n'y paraît (équivalant à 263 km sur 24 heures), c'est déjà moins impressionnant.

Scott JUREK aurait dû remporter ma palme du meilleur coureur de grand fond après son second succès très net sur le Spartathlon (23h12'). D'autant qu'il a établi un nouveau record sur la Hardrock Hundred Mile (26h09) un très Rocky grand trail de montagne ne consentant jamais à descendre sous les 2300 mètres d'altitude. Mais son cuisant échec sur l'UTMB, des pieds de l'Enchanteur Transalpin, le place tout de même hors projecteur.

Précisément Marco OLMO est un vainqueur moral de cette édition 2007. Le doublé en suivant sur l'UTMB, c'est la performance que je retiendrais si ...

shvetsov.jpgSi il n'y avait pas eu Léonid SHVETSOV, un solide marathonien russe (2h09'16, et une 13ème place aux JO d'Athènes) qui a effacé des tablettes du "marathon" des Comrades (Afrique du Sud), la légende de cette course, Bruce FORDYCE. C'était la 83ème édition de ce mythique ruban entre Petermaritzburg et Durban (ou inversement).  Bruce FORDYCE en est la légende vivante. Ce brillant centbornard (6h25' en 1989) remporta neuf fois cette épreuve. Il en était le chantre : "It was my dream. It was my goal. It was my desire. It was my everything". Il en était le recordman (5h24'07 version down*)  avant que Léonid n'imprime sa marque : 5h20'49 ! Reléguant la référence MURZIN à près de dix minutes, Léonid SHVETSOV, un coureur grand format (1m86) a réussi le chrono de l'année. Un chrono probablement de meilleure facture que les 6h13 du recordman du monde SUNADA sur la distance reine des 100 km.

De cette saison riche en exploits, on peut également retenir les 1010 km de Wolfgang SCHWERK sur 6 jours. Le record sur la Badwater de Valmir NUNES (22h51 pour 214 km brûlants) mériterait plus qu'une seule ligne et le retour gagnant d'Anatoly KRUGLIKOV aux Europe de Madrid (257 km en 24 heures ) un plus grand écho. Côté cocorico, encore un dauphin, le métronome Mohamed MAGROUN (second aux Mondiaux avec 257 km en 24 heures).

* Ce ville à ville de 89 km se déroule en alternance chaque année. Il connaît une version "up" et une version "down", Petermaritzburg étant situé en légère altitude.
par rodio publié dans : Portraits de coureurs, portrait d'athlètes
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Mardi 25 décembre 2007
Miroir magique, dis-moi donc qu'elle fut la reine du grand fond cette année ?

norimi-sakurai.JPGL'hésitation prévaut pour ces dames courant par monts et par vaux. Mais ne cherchez pas la reine du bitume ou du goudron, elle s'appelle Norimi SAKURAI (photo ci-contre). Longtemps qu'on n'avait pas vu une performance de cette taille : 7 heures 27 secondes pour remporter la Coupe du Monde des 100 km sur le billard de Winschotten, c'est le record du monde officiel de la spécialité. La fille du Soleil Levant n'aura cependant pas éclipsé la superbe performance de notre Laurence FRICOTTEAUX, seconde au pays des Tulipes après 7h26 d'effort.
 
Chez les double-trotteuses d'horloge, nous avons aussi une dauphine. La plume de panache Brigitte BEC confirme sa régularité au-dessus de 230 km (233km100), pour un titre de vice-championne du monde. Seule la Russe Ludmilla KALININA aura fait mieux  : 236km800.

Les courses à étapes ont vu une autre nippone s'illustrer, Hiroko OKIYAMA. Elle a tout bonnement remporté la Deutschlandlaüf tous sexes confondus.

Elizabeth-Hawker.jpg




Elizabeth HAWKER a épanoui son invraisemblable palmarès. Déjà vainqueur de la Coupe du Monde des 100 km en 2006, après avoir triomphé sur l'UTMB 2005, Lizzy a remporté la Swiss Alpin Marathon dans l'excellent temps de 6h46' (elle détient le record de l'épreuve, établi l'an dernier en 6h30) pour 78 km500 de course et 2300 mètres de dénivelé. Cette championne britannique est décidément une touche-à-tout de l'effort de longue haleine. Tout récemment on la retrouve galopant à travers l'Himalaya pour un record plus exotique : 302 km en haute montagne du camp de base de l'Everest jusqu'à Katmandou et ceci en 3 jours 2 heures et 35 minutes. Vertigineux ! 

Corinne FAVRE, qu'on a également vu dans l'Himalaya, s'est de nouveau imposée sur la 6000 D en bouclant l'affaire en 5h14 quand son binôme montagnard Dawa SHERPA s'imposait en 4h42.




athlete-photo-NK-01.jpgMais que dire de Nikki KIMBALL, sinon qu'un doublé Western States Endurance Run - UTMB est unique à ce jour. Sur l'épreuve américaine Nikki finit deux heures devant Karine HERRY (18h12  vs  20h12). Sur l'épreuve française elle applique quasiment le même tarif à Monica AGUILERA  (25h23 vs 27h18). Deux probants succès ! Karine a fait mieux que se défendre cependant et on notera sa très belle première "montée" sur 24 heures : championne de France et 222 km 657 parcourus.

Toujours au rayon 100 miles en montagne, on aura repérer le retour de Krissy MOEHL (première lauréate de l'UTMB en 2003) : troisième au scratch de la Hardrock Hundred Mile, et record de l'épreuve (29h23 vs 26h08 pour JUREK, lui aussi nouveau recordman).

En conclusion difficile de choisir. Le doublé de Nikki KIMBALL ou le truc de Norimi SAKURAI sur 100 km ?
 
par rodio publié dans : Portraits de coureurs, portrait d'athlètes
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Lundi 24 décembre 2007
Mais qu’est-ce qui me fait croire que Scott JUREK pourrait connaître un second échec, voire plusieurs échecs dans sa quête du Graal grave, devenir «UTMB Winner » ? J’ai plusieurs sentiments qui, mis bout à bout, me font penser que le frêle Scottie aura quelques difficultés à s’imposer à Chamonix.
 
Le premier sentiment, c’est que ses performances sont tout de même moins impressionnantes qu’il n’y paraît à la première lecture. Certes il a triomphé 7 fois sur la Western States Endurance Run, mais son record (15h36’) n’est pas de meilleure facture que le précédent (le jeune Mike MORTON en 1997 avec 15h40’). L’écart proportionnel entre son record et le meilleur temps féminin (Ann TRASON en 1994 avec 17h37) n’est pas non plus très probant, signe qu’il n’écrasât pas tant que cela cette épreuve …
 
Jurek.jpgLe second sentiment, c’est que cette « Western States » autrefois dénommée « Hundred Mile », est très éloignée du « Tour du Mont-Blanc » quant à son tracé. Les temps réalisés pour une distance comparable semblent  indiquer qu’il s’agit d’une épreuve particulièrement « roulante » en regard de « la Big Alpine  Famous One» . Le vainqueur américain tourne autour de 16 heures quand le winner chamoniard guerroie au-delà des 21 heures d’effort.
 
Le troisième sentiment est du même sanglot que le second. Scott JUREK serait un long runner de parcours roulants. Sa meilleure prestation dans une épreuve vraiment internationale, se situe sans doute lors du Spartathlon 2006. 22h52’ sur le bitume hellène, cela en fait le second performer tous temps de l’histoire de l’épreuve, à distance du dieu Yiannis KOUROS certes, mais devant les « asphalteux » patentés : Jens LUKAS, Ryiochi SEKIYA, Mark THALMANN et autre Valmir NUNES.
 
Le quatrième sentiment provient d’une épreuve cette fois-ci comparable à l’UTMB, la Hardrock Hundred Mile, qu’il a certes remportée cette année, mais là-aussi sans faire des différences impressionnantes avec la référence féminine, l’encore jeune Krissie MOEHL (26h08’ pour Scott vs 29h24’ pour Krissie).
 
Mais c’est le cinquième sentiment qui est le plus marqué. Comment un coureur américain ne connaissant pas la spécificité du parcours alpin pourrait-il s’imposer à Vincent DELEBARRE sur ses terres, alors que sa « vitesse de base » sur 100 km n’est pas meilleure (les deux ont à peu près le même temps de référence sur la distance reine du grand fond), et a fortiori à Marco OLMO qui a nettement dominé les deux dernières éditions ?
 
Certes E.T., l’Enchanteur Transalpin, n’est pas éternel (59 ans…). Certes le Lingot Bondissant, ne parle pas d’or à chaque sortie. Mais si Scott JUREK veut un jour triompher en Terres Allobroges, il lui faudra décrocher le César de la préparation et rencontrer le jour avec.
par rodio publié dans : Présentation et résultats de courses
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Lundi 24 décembre 2007
Je sais, je sais, j’ai des préoccupations singulières. Au seuil d’une journée où toute l’attention du monde chrétien (et marchand), va se polariser sur la taille des boules et l’emplacement du petit Jésus dans la crèche, je me réveille l’œil hagard (de l’homme) du Nord, la lippe en filets gluants, l’émoi moite, et le neurone en proie à une interrogation lancinante : Scottie mettra-t-il un jour le grappin sur l’UTMB ?
 
Mais qui est-donc Scottie se lamentent déjà ma généreuse sœur et mon délicieux neveu, ô combien fidèles lecteurs de cette newsletter, mais peu versés dans l’exégèse du pafouléipède haut-de-gamme ?!
 
Non il ne sagipoint de Scottie Pipen, en.wikipedia.org/wiki/Scottie_Pippen sorte de zébulon à ballon, rappeur de parquet et shooteur invétéré, mais de Scott JUREK, spécimen d’infatigable de la course en montagne de forte distance. L’homme fait l’objet d’un culte outre-Atlantique et d’un article récent de MCM (Monsieur Course en Montagne), Serge Moro, dans les colonnes d’Esprit-Trail. Serge présente ce « Grand Blond avec un bidon à la main » à tous ceux qui ne l’ont pas croisé en haut d’un classement de course de longue haleine. Cet amerlo chevelu et dégingandé ne semble en effet connaître que la première place. De mémoire je ne l’ai jamais vu second ou troisième d’une épreuve, c’est number one ou DNF (did not finish).
 
Attardons-nous sur son incommensurable palmarès. On y trouve une hégémonie sur la Western States Endurance Run, http://en.wikipedia.org/wiki/Western_States_Endurance_Run ,Pilot-Peak-Photography-200.jpg160 kilomètres rasoirs à travers les montagnes alentours de Squaw Valley. Il y a barbé ses adversaires durant sept ans (1999 à 2005), et y détient le record (15h36').
 
Ayant assez décoiffé l’épreuve, il a changé de clientèle et s’est tourné récemment vers le Spartathlon, http://www.spartathlon.gr/ un sympathique ruban de 246 km ralliant Athènes à Sparte par le mont Parthénon. En 2006, il a gagné en Hercule, nettoyant l’adversité comme le demi-dieu grec avait nettoyé les écuries d’Augias. Son temps de course (22h52) reste cependant à distance du Zeus de l’effort de grand fond, Yiannis Kouros (20h25). Autre temps, autre sphère !
 
Restait à revenir au pays et à casser les reins de l’ogre Karl MELTZER sur son terrain de chasse gardée, la Hardrock Hundred Mile http://www.run100s.com/HR/. La HHM est certainement la course de cent miles la plus exigeante au monde (se court entre 2300 et 4200 mètres d'altitude). Ce fut fait cette année avec brio : ogre au pied (de la plus haute marche du podium) et record à genoux (26h08).
 
Seulement voilà, le Scottie a tout de même, just a little bit, la queue basse. C’est qu’il est en manque du joyau de la couronne, de "THE RACE" dans la Mountain High : l’UTMB. L’Ultra-Trail du Tour du Mont-Blanc, et ses 160 kilomètres et plus autour de la perle des montagnes du Vieux-Monde, le Mont-Blanc. Seule course en montagne de longue distance où l’on peut croiser les meilleurs « chamois » de grand fond : Marco (OLMO) l'enchanteur transalpin, Dawa (SHERPA) le Yéti gentil, Vincent (DELEBARRE) le lingot bondissant ou Christophe (JAQUEROD), le lutin infernal. C’est que l’amerlo moyen et survitaminé  a la bave quand il évoque l’UTMB. Ce n’est pas pour rien que "North Face", grand marchand onclesamique de tentes à grizzly et de piolets téléscopiques, a tenu à associer son nom à la grande course autour du Géant Blanc. Mais depuis l’ouverture de la chasse au titre officieux de meilleur coureur d’ultra-distance en montagne, le red-neck s’est cassé le nez au pied de la plus haute marche du podium.
 
Dès le première édition (en 2003), on pouvait penser que l’association de fortune, Topher Gaylord – Brandon Sybrowsky ramènerait autre chose que le « Un en bois » aux States. Mais à minuit d’une édition balayée par la pluie, le vent, le froid, ce fut le yéti Dawa SHERPA qui sortit de la tourmente et commença à hanter les nuits de nos amis ricains. Depuis les "drapés du Stars and Stripes" n’ont brillé que de leurs étoiles féminines (Krissy MOEHL, première lauréate en 2003, et Nikky KIMBALL, récente triomphatrice). Y aurait-il un signe indien sur les cow-boys participants à l’UTMB…  
 
A suivre…
par rodio publié dans : Présentation et résultats de courses
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Dimanche 23 décembre 2007
Quand on s’appelle Martine Volay, le Destin vous prend dans ses filets et vous mène invariablement au ballon. Mais un beau jour frisquet de l’an de Grace Kelly 1994, Martine tourne la page et s’offre un mois de vacances au Groenland. Là-haut, on se les meule menu, sans la moindre botte de foin, mais Martine y tire tout de même son épingle du jeu. Elle est venue pour "exploiter" et elle y parvient : première française à traverser d’Est en Ouest cette contrée inhospitalière, peuplée d’esquimaux non comestibles.
 
Martine est désormais lancée, et elle s’inscrit dans un club de course à pinces en 1996. Au début elle écume le bitume et enchaîne les dix bornes avec les 100 kilomètres. Et puis soudain il y a quatre ans, au détour d’un chemin joli, là où le pipit des prés répond d'un doux ramage à l’accenteur alpin avant de finir au menu de Mistigri qui en a marre des croquettes Ronron foie-poulet, Martine fait la rencontre de Saint Trail. diagonale1.jpgC’est le coup de foudre ! Martine tombe à genoux, paralysée … mais presque. Il est là, superbement drapé dans son écrin de verdure, bombant le torse de ses collines proéminentes, proposant sa bi-route à ceux et celles qui hésitent du chemin à prendre. Que se passe-t-il entre eux deux … nous n’en sauront pas plus, sinon que c’est décidé, c’est le Trail qu’elle veut et seulement lui.
 
Ce qui a séduit Martine en cotoyant le Trail ? Sa châleur conviviale, son côté bon enfant, sa légèreté, son insouciance. Le Trail ne se prend pas la tête avec un chrono. Il préfère s’évader, son esprit est ailleurs ! Il aime à courir à travers les sentiers rigoliers, croiser la biche effarouchée, le ragondin au boudin, voire le Tétras-Lyre en délire. Il sent bon l’after-shave de sous-bois, la lotion du temps lui est étrangère, il aime l’école buissonnière !  
 
Quatre années de bonheur à le fréquenter, Martine est aux anges. Néanmoins, même si elle a jeté la montre aux orties, Martine réalise quelques belles sorties sportives. Et 2007 aura été riche en superbes courses. La plus belle pour être citée ? La Diagonale des Fous sans doute ! 36 heures 50 de pur bonheur extatique à pousser des grr  de plaisir ! Mais aussi la CCC (Courmayeur-Champaix-Chamonix), un hors d’œuvre d’UTMB avalé goulûment. Last but not least, le Tour du Beaufortain, une escapade de 100 kilomètres en deux jours, avec nuit enchantée. "Trail to remember, the night is to tender". La rencontre en cette occasion de l’Archange de la course à pied en montagne, Dawa Sherpa !
 
Le Trail n’occupe pourtant pas totalement le cœur de Martine. Un certain Christian y tient le premier rang. Tous les deux unissant leurs pas dans la même direction, l’année 2008 devrait être fructueuse. Avec un souhait qui se résume en quatre lettres : UTMB ! Tous nos voeux  pour qu'il s'exauce.
 
par rodio publié dans : Portraits de coureurs, portrait d'athlètes
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Samedi 22 décembre 2007
Brother, Sister,
 
Tu veux faire un trip méga cool, planer de la foulée, prendre un panard géant en t’explosant les arpions, fumer de la guibolle, te shooter au picodon et à la clairette de Die ? Le brother Jack PEYRARD, il t’amène le produit direct à consommer dès que tu as lâché la maille. Ca va pas te coûter cher, le méga pétard "marathon" tourne autour des 25 euros. Faut que tu fais tourner autour de ton entourage qui t’environne pas loin de toi. Bouge pas, je te décris !
 
T’arrives par le Speed Train, un truc de ouf, même pas trois plombes pour t'envoyer en flèche  de la Gare de Lyon jusqu’à celle de Valence. T’es en gare, euphorique ! Là tu descends du speed, et tu te fixes ! Un gentil organisateur est là qui t’attend avec son van qu’il a refait le joint de culasse (non, tu ne pourras pas le fumer). C’est un brother, man, tu sympathises ! Sister, ne t’emballe pas pour lui faire l’œil de biche, spécial « viens chez moi ya du feu ». Le man il est juste là pour t’emmener au pied du podium où tu vas bientôt pouvoir délirer en groupe ! Tu montes dans son Volkswagen wagon à fleurs mauves (bon, c’est pas sûr, il a peut-être plus ce modèle trop top méga fun) et tu prends la direction du Katmandou local : Crest ça s’appelle !
 
Ce coin-là, c'est plein de collines en forme de cône ! Stupéfiant ! Après un long trip de bitume fumant, et deux ou trois volutes en forme de virage plus loin, te voilà au pied du délire ! C’est méga bon, ya une sono en dolby et le DJ il s’active déjà à rapper un vieux Yvette Horner hyper trash, avec effet « Do the stomp » et fuzz Larsen sur tartines de picodon qui smelle. Tu commences à planer !  Tu vas chercher ta panoplie numérotée et te vla au pétard … heu non ... au départ du trip de 42 kilomètres ou tu vas t’extasier quasiment du début et surtout à la fin !

Bang, c'est parti ! C'est le début ya du crack partout, mais tu le regardes filer, c'est pas pour toi. Toi, tu traces ta ligne direction Les Ramières. Ca sniffe drômement bon la farougilette, le serfeuil et la lavande. T'es bien, t'as du bedo dans la foulée. Quand t'arrives à l'Eurre (de jeu), tu touches plus terre, tu pourrais même marcher sur l'eau, vu que t'es à deux pas de Seigneur-Dieu (c'est le nom d'un patelin, j'invente même pas). Tu vas continuer à planer jusqu'à Vaunaveys-la Rochette, laisse béton le veau, active le navet et fais tourner la Rochette. T'es bien, t'as sorti le brown sugar pour pas tomber en hippodrome, tu veux poursuivre ton trip, man !

On t'annonce la Croix de Bezot, t'y crois et tu veux voir Bezot, brother. Si t'arrives jusque là, après ya une récompense : Cobonne que c'est de la bonne ! Tu touches presque au nirvana, man. Encore un petit effort pour faire le joint jusqu'à Crest ! Et deux ou trois shiloms plus loin, ça y est, tu l'as fait ! C'était trop du panard !!!

Bon voilà, c'était une piquouse de rappel pour ceux qui connaissent déjà le fournisseur et la camelote.  Début des transactions, Vendredi 11 Mai 2008, fin du délire, tard dans la journée du Dimanche 13 Mai 2008 ! Mais magne-toi de t'inscrire maintenant, t'auras des réducs ! Plus d'infos sur le site du dealer : http://www.marathon-drome.com/informations.php
par rodio publié dans : Présentation et résultats de courses
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Vendredi 21 décembre 2007
Bruno HEUBI est un être étrange, sans doute venu d'ailleurs. D'ailleurs il n'habite pas ici, mais ailleurs en Champagne. Ailleurs en Champagne, là où habite Heubi, n'est pas loin d'Ay-en-Champagne d'ailleurs. Mais d'Ay il ne sera pas question ici, l'homme n'étant pas aussi paresseux que l'est l'aï. Il faut en effet faire preuve d'une absence quasi congénitale de paresse pour se mouvoir comme le fait le père Heubi sur des distances frisant les 100 kilomètres quand elles ne les dépassent pas. De dépassement il est pourtant question dans ce genre de discipline où il faut souvent passer et repasser au même endroit en dépassant l'adversaire, le concurrent ou l'ami, tout en se dépassant dans l'effort. Le dépassement de soi dans ces conditions peut-il être assimilé pour autant à une forme de schizophrénie débordante ? Je pose la question !

Autre question : "Mais qui est donc vraiment ce Bruno HEUBI dont on nous rebat le Bombyx du Mûrier et tu nous noies (de Cajou) le cortex ?"Heubi.JPG

Hum... un être d'exception, à la fois coureur de très longue distance, professeur agrégé d'éducation physique, coach, pigiste-apôtre de la bonne parole kilomètrique, grand prêtre de forum pour pafouléipède en manque.
 
Vous ai-je expliqué ce qu'était un pafouléipède ? Oui ? Non ? ... Non !? Et bien oui, le pafouléipède est un hominidé qui ne se distingue en rien d'un autre hominidé, sinon qu'il revient souvent au même endroit tourner en rond en marquant son territoire. Assez fier de nature sur ce qui constitue une bizarrerie pour d'autres, le pafouléipède est, comme son nom l'indique, un adepte du pas-foulée. Le pas-foulée est une attitude d'hominidé en maillot de corps épinglé et numéroté. Il court parfois, parfois il marche, parfois il ne fait rien. Sa démarche est une décourse pour beaucoup, mais lui est persuadé qu'il est courant, en suspension, voire en lévitation. Cependant, à l'oeil nu ou lorgnonné et Allah-vérité, sa progression se situe entre le pas et la foulée, le pas-foulée (d'où le terme "pafouléipède", à pied et en pas-foulée) en quelque sorte. De là à avancer qu'à l'entraînement notre hominidé ne s'est pas foulé, il y a un pas qui ressemble tout de même davantage à une foulée, et je ne lela franchirai donc pas ! heubi-Notaires.jpg

Mais revenons à notre Heubi, parfois dénommé Number One, qui jongle avec cette foultitude d'activités physiques et psychiques, et la gestion de son image mizunique. 
C’est que l’animal dont il s’agit que je cause, n’a pas qu’une paire de Mizuno  dans son carcois. Il dispose d’un site encyclopédique remarquable http://sportnat.com/100km/ quant à l’étendue des données résultatières, d’un forum bubonique où des wagons de fidèles entassés et beuglants se répandent à la joie d’évoquer son nom, ce magma turgescent de substance vaguement athlétique étant rehaussé d'une cerise gateaudique,  le rutilant "coef rodio" . Trop top du délirium très gros !

En résumé, Bruno HEUBI est un homme prothée, qui a contrario de Greg le Millionnaire, sait où il va et avec qui.
 

Les meilleures performances de Bruno HEUBI :

1. 100 km en 6h51'25..... cr = 1,612
2. Semi-marathon en 1h11'22......cr = 1,465
3. Marathon en 2h31'38........cr = 1,462
4. 10 km en 33'02......cr = 1,453
par rodio publié dans : Portraits de coureurs, portrait d'athlètes
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Lundi 17 décembre 2007

Sylvie Aubert était aux commandes du "J'en jette", hier et j'ai tout entendu. Elle allait nous parler de la vente à la bougie et sûr, ça allait fumer du portif. Mais comme mise en bouche, elle recevait un sérial lover de fonds de pension, un subtil de la plus-value qu'arrête plus, un brillantissime du "Je t'aime Pognon", un certain Patrick Certner. Patron d'Olympia, énorme fonds de fonds qui digère 4 milliards de dollars d'actifs, PC n'avait pas amené de bouquet pour Sylvie (une grosse larme a coulé derrière les lunettes du rossignol de printemps) mais tentait plutôt de lui refiler un bouquin sur la Bourse écrit par Gérard Vidalenche, spécialiste des avalanches chez Investir et accessoirement fondateur de ce magazine qui nous l'emploie, la Sylvie. Sylvie kiffait tout de même grave (merci patron), et embrayait direct sur la pensée de PC sur l'état du marché. Confiant, le Patrick. Certes le pétrole décolle, le dollar se barre en sucette, les taux d'intérêt ont un regain d'intérêt, mais dans l'ensemble tout va bien (refrain connu). Ses secteurs favoris au Patrick : d'abord la distribution, ensuite le joint de culasse, et finalement la boîte de vitesse, mais tout ça chez Carrefour. Pour les pneus, ya tout chez Casino. La construction, il aime aussi, et son truc c'est le code Da Vinci. Après un temps d'hésitation où l'on sent qu'il se tâte, se gratte un ptit peu... les cartes à puces (Oberthur Card). SA le relance parce qu'il est bien parti le Patrick, et comme la Sylvie s'en jette un derrière le cornet, ils font chorus sur Groupe Bourbon. Puis la belle Sylvie le branche sur 220 et il se met à beugler : Powéo !!!! Coupez, envoyez la pub !

On a nettoyé le studio et arrive Colette Neuville. Colette Neuville, c'est l'Eve de l'ADAM (association de défense des actionnaires minoritaires) c'est dire si elle a de la bouteille. Et pour elle, les comptes des sociétés ont souvent le goût d' bouchon. Aujourd'hui elle est venue gueuler pour que ces fainéants de petits actionnaires se bougent le fondement et squattent aux assemblées générales. Fini le scrabble avec la concierge, le nain jaune avec Madame Michu, la roupille devant Derrick le chat sur les genoux, faut vous bouger les ptits actionnaires !!! La Colette, elle rigole pas. Soudain, stupeur dans le studio, la Colette elle grimpe sur le bureau, sort de son chemisier Louise Michel un lance-roquette à tête chercheuse et commence à envoyer la purée. Quelques tronches éclatent en lambeaux, c'est l'apocalypse now. En ligne de mire, les dirigeants de sociétés qui s'en mettent dans les fouilles un max, Karl Marx, avec les attributions gratuites. Faut qu'ça cesse. Sylvie a sauvé de peu ses lunettes et parvient à calmer Super-Colette en lui refilant son Flanby. On a frisé la catastrophe. Re-pub !

Sylvie à peine remise de ses émotions enquille avec les zooditeurs en rut.

Josiane, huître perlière, nous a gentiment postillonné une question sur Idéal Médical. Tout est dans l'titre, tu peux y aller Josiane, l'implant rachidien c'est top-prothèse ! La même vient de faire construire et voudrait un avis sur Imérys. En béton, pour 2005 chantier dégagé, immeuble en forme de Tour de Babel, allonge les briques, mamy.
Puis viens René, bulot échappé d'la bourriche, qui s'est mis aux jeux Vidéo mais qui fait Tilt avec sa Gameloft. René, t'es Game Over. T'as encore une chance, mais faut qu'tu balances toute la sauce sur Ubisoft.
Enfin Didier, taupe à la traîne, est inquiet pour ses BioMérieux, une société qui fait dans le diagnostic clinique. Bio Mérieux c'est super spécial-vieux. Appuie sur l'bouton Didier, on va v'nir changer ton pistolet !

On passe aux choses sérieuses avec Afone, une société qui vous laisse sans voix, et son président de sagesse, Philip Fournier. On va enfin tout comprendre sur la Voix sur IP grâce aux explications du président. On sent qu'la Sylvie n'en perd pas une miette (un léger décrochement d'mâchoire se fait entendre), et le PF lui fait une démonstration.

- " Alors Sylvie, dans la main droite tu prends ta monétique que tu agites frénétique et avec la gauche tu tiens le téléphone. Surtout raccroche pas, c'est du hot-line ".

Et le président de lui affirmer qu'il est 3 fois plus gros du bénef que l'an dernier et que si cette année il pond pas 4 millions d'euros de résult qu'est net, il sera en berne du contentement. Sylvie laisse couler un filet d'bave, puis tomber l'téléphone, la monétique frénétique, remercie Phiphi et envoie la pub.

Voilà, je ne vous dis rien sur la vente à la bougie. Trop chaud. A découvrir sur le site de BFM (Sylvie Aubert - archives) pour en savoir plus.

En m'excusant pour les caricatures des participants de cette brillante émission. A suivre...

par rodio publié dans : Les délires boursicotiers de Bimbo
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Lundi 17 décembre 2007
Souvenez-vous, le printemps 2005...

L'admirable et suave Sylvie Aubert, à la voix petit oiseau gazouilleur qui cuicuite dans les champs de coquelicot, recevait Edouard Ferri, illustre nom de la finance française. Le superbe a créé une société de gestation, Claresco qu'elle s'appelle et qui emploie le papa. Ils sont très contents, tout va bien. SA (Sylvie Aubert) demande à Edouard ce qu'il pensouille du marché, et Edouard obtempère et assène que nous sommes dans un marché de mode "rendement". Rendre le pognon à l'actionnaire, c'est ce qu'il constate hors prostate, et il le dit. Quand SA lui demande d'accoucher de trois valeurs à jeter en pâture à l'auditorium toute esgourde dehors, il ne se fait pas prier :

- M6 parce que c'est bien géré, c'est réactif côté pub, que les diversifications sont intéressantes (TPS) et qu'elles se pimentent de futurs rapprochements entre bouquets (et on entend qu'il glisse un gros bouquet de cuscute du Japon à Sylvie Aubert qui fond direct en prenant une belle couleur écarlate de feu en moi), et qu'enfin M6 offre à son actionnaire frileux un bon rendement de l'ordre de 4%.

- BNP retient son attention (distraite par le Wonderbra de SA qui a chaud après le bouquet) dont les ratios sont sciants et pas cher du tout. BNP, une des banques les moins chères d'Europe qu'on se le dise, et c'est lui qui le dit.

- Enfin Hubwoo, dont il note le créneau subtil, le retour à l'équilibre et dont il prophétise le décollage du résultat pour 2006.

Puis on entend des bruits bizarres et c'est la pub.

SA revient toute ébouriffée pour traiter les questions des zooditeurs qu'on a parqué derrière des téléphones portables pour qu'ils ne sautent pas sur Sylvie Aubert, ce serait le bouquet. Un spécimen de blaireau demande à SA ce qu'elle pense d'Electrécité Eaux de Madagascar. C'est bon, toi pas vendre. Grosse décote (30 euros, alors que ça cote 16 euros). Le blairoïdal veut racheter à la place de l'Eurofins scientific, mais Wonderbra Girl n'est plus très chaude cause ça a bcp témon. Vaut mieux Groupe Bourbon parce que ça loue du bâteau-forage en mer diverse, et que ça vend des actifs juteux dans l'Ile de la Réunion. Toi prendre, toi prendre. Enfin SA indique au public haletant que Générale de Santé a un peu déçu lors de l'annonce des derniers résultats, et qu'il faut attendre que ça baisse pour revenir dessus comme des bêtes.

SA va s'en jeter un, et réapparaît au bras de Daniel Augereau, pdg de Synergie qui est une espèce d'énorme société d'Intérim. C'est reparti comme en 40 pour Synergie qui l'an dernier a boosté du résultat (+28 %) et qui sent vraiment bon du chiffres d'affaires depuis deux trimestres (inclus celui qui vient). C'est du trend haussier ou je change de tee-shirt ! Le monsieur au micro se montre hyper-confiant (mais ils le sont tous) pour l'avenir et indique que la loi Borloo devrait marcher à toute berzingue, en permettant aux agences d'intérim de concurrencer désormais ANPE et sociétés de recrutement, dans le placement des chomistes.

Et ça se finit comme ça.

Bon, je ferai ptet pas ça tous les jours, le tout m'ayant pris une heure et quart, écoute et bla-bla récapitulatif compris. A suivre tout de même, cette excellente émission de Sylvie Aubert (dont j'ai totalement falsifié le vécu durant l''émission, qu'elle m'en excuse).

BFM - la radio de 14 heures à 16 heures
BFM - le site (on retrouve toutes les archives des émissions depuis deux mois).

A ne pas quéman !!!
par rodio publié dans : Les délires boursicotiers de Bimbo
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