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Dimanche 23 décembre 2007
Quand on s’appelle Martine Volay, le Destin vous prend dans ses filets et vous mène invariablement au ballon. Mais un beau jour frisquet de l’an de Grace Kelly 1994, Martine tourne la page et s’offre un mois de vacances au Groenland. Là-haut, on se les meule menu, sans la moindre botte de foin, mais Martine y tire tout de même son épingle du jeu. Elle est venue pour "exploiter" et elle y parvient : première française à traverser d’Est en Ouest cette contrée inhospitalière, peuplée d’esquimaux non comestibles.
 
Martine est désormais lancée, et elle s’inscrit dans un club de course à pinces en 1996. Au début elle écume le bitume et enchaîne les dix bornes avec les 100 kilomètres. Et puis soudain il y a quatre ans, au détour d’un chemin joli, là où le pipit des prés répond d'un doux ramage à l’accenteur alpin avant de finir au menu de Mistigri qui en a marre des croquettes Ronron foie-poulet, Martine fait la rencontre de Saint Trail. diagonale1.jpg C’est le coup de foudre ! Martine tombe à genoux, paralysée … mais presque. Il est là, superbement drapé dans son écrin de verdure, bombant le torse de ses collines proéminentes, proposant sa bi-route à ceux et celles qui hésitent du chemin à prendre. Que se passe-t-il entre eux deux … nous n’en sauront pas plus, sinon que c’est décidé, c’est le Trail qu’elle veut et seulement lui.
 
Ce qui a séduit Martine en cotoyant le Trail ? Sa châleur conviviale, son côté bon enfant, sa légèreté, son insouciance. Le Trail ne se prend pas la tête avec un chrono. Il préfère s’évader, son esprit est ailleurs ! Il aime à courir à travers les sentiers rigoliers, croiser la biche effarouchée, le ragondin au boudin, voire le Tétras-Lyre en délire. Il sent bon l’after-shave de sous-bois, la lotion du temps lui est étrangère, il aime l’école buissonnière !  
 
Quatre années de bonheur à le fréquenter, Martine est aux anges. Néanmoins, même si elle a jeté la montre aux orties, Martine réalise quelques belles sorties sportives. Et 2007 aura été riche en superbes courses. La plus belle pour être citée ? La Diagonale des Fous sans doute ! 36 heures 50 de pur bonheur extatique à pousser des grr  de plaisir ! Mais aussi la CCC (Courmayeur-Champaix-Chamonix), un hors d’œuvre d’UTMB avalé goulûment. Last but not least, le Tour du Beaufortain, une escapade de 100 kilomètres en deux jours, avec nuit enchantée. "Trail to remember, the night is to tender". La rencontre en cette occasion de l’Archange de la course à pied en montagne, Dawa Sherpa !
 
Le Trail n’occupe pourtant pas totalement le cœur de Martine. Un certain Christian y tient le premier rang. Tous les deux unissant leurs pas dans la même direction, l’année 2008 devrait être fructueuse. Avec un souhait qui se résume en quatre lettres : UTMB ! Tous nos voeux  pour qu'il s'exauce.
 
Par rodio - Publié dans : Portraits de coureurs, portrait d'athlètes
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Samedi 22 décembre 2007
Brother, Sister,
 
Tu veux faire un trip méga cool, planer de la foulée, prendre un panard géant en t’explosant les arpions, fumer de la guibolle, te shooter au picodon et à la clairette de Die ? Le brother Jack PEYRARD, il t’amène le produit direct à consommer dès que tu as lâché la maille. Ca va pas te coûter cher, le méga pétard "marathon" tourne autour des 25 euros. Faut que tu fais tourner autour de ton entourage qui t’environne pas loin de toi. Bouge pas, je te décris !
 
T’arrives par le Speed Train, un truc de ouf, même pas trois plombes pour t'envoyer en flèche  de la Gare de Lyon jusqu’à celle de Valence. T’es en gare, euphorique ! Là tu descends du speed, et tu te fixes ! Un gentil organisateur est là qui t’attend avec son van qu’il a refait le joint de culasse (non, tu ne pourras pas le fumer). C’est un brother, man, tu sympathises ! Sister, ne t’emballe pas pour lui faire l’œil de biche, spécial « viens chez moi ya du feu ». Le man il est juste là pour t’emmener au pied du podium où tu vas bientôt pouvoir délirer en groupe ! Tu montes dans son Volkswagen wagon à fleurs mauves (bon, c’est pas sûr, il a peut-être plus ce modèle trop top méga fun) et tu prends la direction du Katmandou local : Crest ça s’appelle !
 
Ce coin-là, c'est plein de collines en forme de cône ! Stupéfiant ! Après un long trip de bitume fumant, et deux ou trois volutes en forme de virage plus loin, te voilà au pied du délire ! C’est méga bon, ya une sono en dolby et le DJ il s’active déjà à rapper un vieux Yvette Horner hyper trash, avec effet « Do the stomp » et fuzz Larsen sur tartines de picodon qui smelle. Tu commences à planer !  Tu vas chercher ta panoplie numérotée et te vla au pétard … heu non ... au départ du trip de 42 kilomètres ou tu vas t’extasier quasiment du début et surtout à la fin !

Bang, c'est parti ! C'est le début ya du crack partout, mais tu le regardes filer, c'est pas pour toi. Toi, tu traces ta ligne direction Les Ramières. Ca sniffe drômement bon la farougilette, le serfeuil et la lavande. T'es bien, t'as du bedo dans la foulée. Quand t'arrives à l'Eurre (de jeu), tu touches plus terre, tu pourrais même marcher sur l'eau, vu que t'es à deux pas de Seigneur-Dieu (c'est le nom d'un patelin, j'invente même pas). Tu vas continuer à planer jusqu'à Vaunaveys-la Rochette, laisse béton le veau, active le navet et fais tourner la Rochette. T'es bien, t'as sorti le brown sugar pour pas tomber en hippodrome, tu veux poursuivre ton trip, man !

On t'annonce la Croix de Bezot, t'y crois et tu veux voir Bezot, brother. Si t'arrives jusque là, après ya une récompense : Cobonne que c'est de la bonne ! Tu touches presque au nirvana, man. Encore un petit effort pour faire le joint jusqu'à Crest ! Et deux ou trois shiloms plus loin, ça y est, tu l'as fait ! C'était trop du panard !!!

Bon voilà, c'était une piquouse de rappel pour ceux qui connaissent déjà le fournisseur et la camelote.  Début des transactions, Vendredi 11 Mai 2008, fin du délire, tard dans la journée du Dimanche 13 Mai 2008 ! Mais magne-toi de t'inscrire maintenant, t'auras des réducs ! Plus d'infos sur le site du dealer : http://www.marathon-drome.com/informations.php
Par rodio - Publié dans : Présentation et résultats de courses
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Vendredi 21 décembre 2007
Bruno HEUBI est un être étrange, sans doute venu d'ailleurs. D'ailleurs il n'habite pas ici, mais ailleurs en Champagne. Ailleurs en Champagne, là où habite Heubi, n'est pas loin d'Ay-en-Champagne d'ailleurs. Mais d'Ay il ne sera pas question ici, l'homme n'étant pas aussi paresseux que l'est l'aï. Il faut en effet faire preuve d'une absence quasi congénitale de paresse pour se mouvoir comme le fait le père Heubi sur des distances frisant les 100 kilomètres quand elles ne les dépassent pas. De dépassement il est pourtant question dans ce genre de discipline où il faut souvent passer et repasser au même endroit en dépassant l'adversaire, le concurrent ou l'ami, tout en se dépassant dans l'effort. Le dépassement de soi dans ces conditions peut-il être assimilé pour autant à une forme de schizophrénie débordante ? Je pose la question !

Autre question : "Mais qui est donc vraiment ce Bruno HEUBI dont on nous rebat le Bombyx du Mûrier et tu nous noies (de Cajou) le cortex ?" Heubi.JPG

Hum... un être d'exception, à la fois coureur de très longue distance, professeur agrégé d'éducation physique, coach, pigiste-apôtre de la bonne parole kilomètrique, grand prêtre de forum pour pafouléipède en manque.
 
Vous ai-je expliqué ce qu'était un pafouléipède ? Oui ? Non ? ... Non !? Et bien oui, le pafouléipède est un hominidé qui ne se distingue en rien d'un autre hominidé, sinon qu'il revient souvent au même endroit tourner en rond en marquant son territoire. Assez fier de nature sur ce qui constitue une bizarrerie pour d'autres, le pafouléipède est, comme son nom l'indique, un adepte du pas-foulée. Le pas-foulée est une attitude d'hominidé en maillot de corps épinglé et numéroté. Il court parfois, parfois il marche, parfois il ne fait rien. Sa démarche est une décourse pour beaucoup, mais lui est persuadé qu'il est courant, en suspension, voire en lévitation. Cependant, à l'oeil nu ou lorgnonné et Allah-vérité, sa progression se situe entre le pas et la foulée, le pas-foulée (d'où le terme "pafouléipède", à pied et en pas-foulée) en quelque sorte. De là à avancer qu'à l'entraînement notre hominidé ne s'est pas foulé, il y a un pas qui ressemble tout de même davantage à une foulée, et je ne lela franchirai donc pas ! heubi-Notaires.jpg

Mais revenons à notre Heubi, parfois dénommé Number One, qui jongle avec cette foultitude d'activités physiques et psychiques, et la gestion de son image mizunique. 
C’est que l’animal dont il s’agit que je cause, n’a pas qu’une paire de Mizuno  dans son carcois. Il dispose d’un site encyclopédique remarquable http://sportnat.com/100km/ quant à l’étendue des données résultatières, d’un forum bubonique où des wagons de fidèles entassés et beuglants se répandent à la joie d’évoquer son nom, ce magma turgescent de substance vaguement athlétique étant rehaussé d'une cerise gateaudique,  le rutilant "coef rodio" . Trop top du délirium très gros !

En résumé, Bruno HEUBI est un homme prothée, qui a contrario de Greg le Millionnaire, sait où il va et avec qui.
 

Les meilleures performances de Bruno HEUBI :

1. 100 km en 6h51'25..... cr = 1,612
2. Semi-marathon en 1h11'22......cr = 1,465
3. Marathon en 2h31'38........cr = 1,462
4. 10 km en 33'02......cr = 1,453
Par rodio - Publié dans : Portraits de coureurs, portrait d'athlètes
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Lundi 17 décembre 2007

Sylvie Aubert était aux commandes du "J'en jette", hier et j'ai tout entendu. Elle allait nous parler de la vente à la bougie et sûr, ça allait fumer du portif. Mais comme mise en bouche, elle recevait un sérial lover de fonds de pension, un subtil de la plus-value qu'arrête plus, un brillantissime du "Je t'aime Pognon", un certain Patrick Certner. Patron d'Olympia, énorme fonds de fonds qui digère 4 milliards de dollars d'actifs, PC n'avait pas amené de bouquet pour Sylvie (une grosse larme a coulé derrière les lunettes du rossignol de printemps) mais tentait plutôt de lui refiler un bouquin sur la Bourse écrit par Gérard Vidalenche, spécialiste des avalanches chez Investir et accessoirement fondateur de ce magazine qui nous l'emploie, la Sylvie. Sylvie kiffait tout de même grave (merci patron), et embrayait direct sur la pensée de PC sur l'état du marché. Confiant, le Patrick. Certes le pétrole décolle, le dollar se barre en sucette, les taux d'intérêt ont un regain d'intérêt, mais dans l'ensemble tout va bien (refrain connu). Ses secteurs favoris au Patrick : d'abord la distribution, ensuite le joint de culasse, et finalement la boîte de vitesse, mais tout ça chez Carrefour. Pour les pneus, ya tout chez Casino. La construction, il aime aussi, et son truc c'est le code Da Vinci. Après un temps d'hésitation où l'on sent qu'il se tâte, se gratte un ptit peu... les cartes à puces (Oberthur Card). SA le relance parce qu'il est bien parti le Patrick, et comme la Sylvie s'en jette un derrière le cornet, ils font chorus sur Groupe Bourbon. Puis la belle Sylvie le branche sur 220 et il se met à beugler : Powéo !!!! Coupez, envoyez la pub !

On a nettoyé le studio et arrive Colette Neuville. Colette Neuville, c'est l'Eve de l'ADAM (association de défense des actionnaires minoritaires) c'est dire si elle a de la bouteille. Et pour elle, les comptes des sociétés ont souvent le goût d' bouchon. Aujourd'hui elle est venue gueuler pour que ces fainéants de petits actionnaires se bougent le fondement et squattent aux assemblées générales. Fini le scrabble avec la concierge, le nain jaune avec Madame Michu, la roupille devant Derrick le chat sur les genoux, faut vous bouger les ptits actionnaires !!! La Colette, elle rigole pas. Soudain, stupeur dans le studio, la Colette elle grimpe sur le bureau, sort de son chemisier Louise Michel un lance-roquette à tête chercheuse et commence à envoyer la purée. Quelques tronches éclatent en lambeaux, c'est l'apocalypse now. En ligne de mire, les dirigeants de sociétés qui s'en mettent dans les fouilles un max, Karl Marx, avec les attributions gratuites. Faut qu'ça cesse. Sylvie a sauvé de peu ses lunettes et parvient à calmer Super-Colette en lui refilant son Flanby. On a frisé la catastrophe. Re-pub !

Sylvie à peine remise de ses émotions enquille avec les zooditeurs en rut.

Josiane, huître perlière, nous a gentiment postillonné une question sur Idéal Médical. Tout est dans l'titre, tu peux y aller Josiane, l'implant rachidien c'est top-prothèse ! La même vient de faire construire et voudrait un avis sur Imérys. En béton, pour 2005 chantier dégagé, immeuble en forme de Tour de Babel, allonge les briques, mamy.
Puis viens René, bulot échappé d'la bourriche, qui s'est mis aux jeux Vidéo mais qui fait Tilt avec sa Gameloft. René, t'es Game Over. T'as encore une chance, mais faut qu'tu balances toute la sauce sur Ubisoft.
Enfin Didier, taupe à la traîne, est inquiet pour ses BioMérieux, une société qui fait dans le diagnostic clinique. Bio Mérieux c'est super spécial-vieux. Appuie sur l'bouton Didier, on va v'nir changer ton pistolet !

On passe aux choses sérieuses avec Afone, une société qui vous laisse sans voix, et son président de sagesse, Philip Fournier. On va enfin tout comprendre sur la Voix sur IP grâce aux explications du président. On sent qu'la Sylvie n'en perd pas une miette (un léger décrochement d'mâchoire se fait entendre), et le PF lui fait une démonstration.

- " Alors Sylvie, dans la main droite tu prends ta monétique que tu agites frénétique et avec la gauche tu tiens le téléphone. Surtout raccroche pas, c'est du hot-line ".

Et le président de lui affirmer qu'il est 3 fois plus gros du bénef que l'an dernier et que si cette année il pond pas 4 millions d'euros de résult qu'est net, il sera en berne du contentement. Sylvie laisse couler un filet d'bave, puis tomber l'téléphone, la monétique frénétique, remercie Phiphi et envoie la pub.

Voilà, je ne vous dis rien sur la vente à la bougie. Trop chaud. A découvrir sur le site de BFM (Sylvie Aubert - archives) pour en savoir plus.

En m'excusant pour les caricatures des participants de cette brillante émission. A suivre...

Par rodio - Publié dans : Les délires boursicotiers de Bimbo
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Lundi 17 décembre 2007
Souvenez-vous, le printemps 2005...

L'admirable et suave Sylvie Aubert, à la voix petit oiseau gazouilleur qui cuicuite dans les champs de coquelicot, recevait Edouard Ferri, illustre nom de la finance française. Le superbe a créé une société de gestation, Claresco qu'elle s'appelle et qui emploie le papa. Ils sont très contents, tout va bien. SA (Sylvie Aubert) demande à Edouard ce qu'il pensouille du marché, et Edouard obtempère et assène que nous sommes dans un marché de mode "rendement". Rendre le pognon à l'actionnaire, c'est ce qu'il constate hors prostate, et il le dit. Quand SA lui demande d'accoucher de trois valeurs à jeter en pâture à l'auditorium toute esgourde dehors, il ne se fait pas prier :

- M6 parce que c'est bien géré, c'est réactif côté pub, que les diversifications sont intéressantes (TPS) et qu'elles se pimentent de futurs rapprochements entre bouquets (et on entend qu'il glisse un gros bouquet de cuscute du Japon à Sylvie Aubert qui fond direct en prenant une belle couleur écarlate de feu en moi), et qu'enfin M6 offre à son actionnaire frileux un bon rendement de l'ordre de 4%.

- BNP retient son attention (distraite par le Wonderbra de SA qui a chaud après le bouquet) dont les ratios sont sciants et pas cher du tout. BNP, une des banques les moins chères d'Europe qu'on se le dise, et c'est lui qui le dit.

- Enfin Hubwoo, dont il note le créneau subtil, le retour à l'équilibre et dont il prophétise le décollage du résultat pour 2006.

Puis on entend des bruits bizarres et c'est la pub.

SA revient toute ébouriffée pour traiter les questions des zooditeurs qu'on a parqué derrière des téléphones portables pour qu'ils ne sautent pas sur Sylvie Aubert, ce serait le bouquet. Un spécimen de blaireau demande à SA ce qu'elle pense d'Electrécité Eaux de Madagascar. C'est bon, toi pas vendre. Grosse décote (30 euros, alors que ça cote 16 euros). Le blairoïdal veut racheter à la place de l'Eurofins scientific, mais Wonderbra Girl n'est plus très chaude cause ça a bcp témon. Vaut mieux Groupe Bourbon parce que ça loue du bâteau-forage en mer diverse, et que ça vend des actifs juteux dans l'Ile de la Réunion. Toi prendre, toi prendre. Enfin SA indique au public haletant que Générale de Santé a un peu déçu lors de l'annonce des derniers résultats, et qu'il faut attendre que ça baisse pour revenir dessus comme des bêtes.

SA va s'en jeter un, et réapparaît au bras de Daniel Augereau, pdg de Synergie qui est une espèce d'énorme société d'Intérim. C'est reparti comme en 40 pour Synergie qui l'an dernier a boosté du résultat (+28 %) et qui sent vraiment bon du chiffres d'affaires depuis deux trimestres (inclus celui qui vient). C'est du trend haussier ou je change de tee-shirt ! Le monsieur au micro se montre hyper-confiant (mais ils le sont tous) pour l'avenir et indique que la loi Borloo devrait marcher à toute berzingue, en permettant aux agences d'intérim de concurrencer désormais ANPE et sociétés de recrutement, dans le placement des chomistes.

Et ça se finit comme ça.

Bon, je ferai ptet pas ça tous les jours, le tout m'ayant pris une heure et quart, écoute et bla-bla récapitulatif compris. A suivre tout de même, cette excellente émission de Sylvie Aubert (dont j'ai totalement falsifié le vécu durant l''émission, qu'elle m'en excuse).

BFM - la radio de 14 heures à 16 heures
BFM - le site (on retrouve toutes les archives des émissions depuis deux mois).

A ne pas quéman !!!
Par rodio - Publié dans : Les délires boursicotiers de Bimbo
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Lundi 17 décembre 2007

Ben ça y est, je suis cuit, fini, repassé ! J’ai plus un radis et c’est la fin des haricots.  Pourtant on me l’avait ben dit, Ernest (ouais je sais j’ai aussi un prénom périmé) ne joue pas en Bourse, tu vas te ruiner. Mais telle Blanquette, innocente et pimprenellique, je n’écoutais pas les bons conseils de prudence et de Sylvie Aubert, qui dit de bien faire attention, et je me lançais la tête la première,  à l’assaut du cac40 avec mon Weinstein sous le bras, et je commençais à spieler comme un gros malade en extension.

Je gagnais au début, l’œil rivé sur l’écran, la bave reliant le clavier, en émoi des forums qui uppent !  Je m’en mettais jusque-là du pognon, parce que j’avais la grinta et le trigone en Verseau avec Lune dans l’oignon au beau fixe. Je ravageais grave de la tune qui tombe sans prendre le métro.

En fait et pour tout dire, j’ai investi un max dans un système automatique du roi du trade à répétition . Le gonze est un cador de la bourse qui a fait fortune en s’enrichissant !  C’est vraiment une grosse tête qui n’a pas le melon, et qui vend un super-système, la méthode Ducluc-Moch ! Pas la peine de s’y connaître vraiment en Bourse, en deux trois clics, le pognon te coule, après tu nages dedans.

Le gros avantage de la méthode Ducluc-Moch, c’est que tu peux partir en vacances et tout, avec sérénité ou Séréna Williams, comme tu veux. C’est ce que j’ai fait tranquille.  Mais un jour que je revenais des cocotiers et des vahinés qui  m’avaient gonflé d’abord, crevé ensuite et nettoyé enfin, j’eus la désagréable surprise de voir les huissiers sur le pas de la porte de mon paillasson, s’emparer de mon ordi, de ma vaisselle de luxe et de mon pilou-pilou en gonades de chimpanzé ! Le Ducluc-Moch s’était emballé du graphique, boursouflé de la bande de Bollinger, et explosé la chetron du momentum ! Bref ,  il m’avait tout saligoté du portif.

Aussi je viens crier mon désarroi pour que d’autres ne prennent pas le même chemin que moi. Avant j’étais un beau gosse, sportif dans ce genre-là  : http://rodio-blog.over-blog.com/article-14671307.html . Maintenant je ne suis qu’une loque informe, qui n’a plus de goût à rien (même plus envie de regarder le JT de PPD).

Adieu bourse ingrate !

Par rodio - Publié dans : Les délires boursicotiers de Bimbo
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Lundi 17 décembre 2007

"Qu'est-ce que tu fous encore au téléphone!?" (ma femme). "T'occupe, j'suis en train d'causer à Jimi Hendrix". 

C'est vrai quoi, je suis en pleine conversation avec une sorte d'extravagant de l'effort qui n'en finit plus. Et que je te referais bien une petite impro de 100 km, et que je te glisserais bien un petit ironman avant de rentrer souper, et que je finirais bien par un long solo de bicyclette quand le public n'applaudit plus, raide déchiré à l'extasie de perf, anéanti, les bras en croix ! Ce type qui cause dans le fil, il est pas vrai ! D'ailleurs tout ça c'est du délire, un restant d'herbe à chat que j'aurais dû éviter de fumer vu qu'elle a envoyé Pépé jouer du violon à minuit avec des copains en osselets.

Pourtant au coup de feu du babillage gentil, tout ça paraissait vrai, je dirais même que ça paressait presque! Le loustic à fanfreluches du kilomètre je les compte plus, il la joue jogger du manchedi. "J'ai bien fait un peu de course à pied au lycée, parce que j'étais obligé". On empathise, on s'identifie. "A 22 ans j'ai fait l'armée, et là je commence un peu à courir". On y croît, on s'y voit. "Après j'ai fait quelques vingt bornes, des courses dans la région (il est de Belfort, il habite Colmar) et au bout de deux ans, j'ai couru mon premier marathon en 3 heures." On sort pas encore les rames, et on se dit qu'en laissant tomber le Gewurz et les rillettes, peut-être que nous aussi...

Et pis d'un seul coup, l'herbe à chat fait son effet riff à donf. Le type-là derrière le Bounty en plastoc à touches vient de cramponner sa gratte à perf et ça décoiffe de l'oreille en apnée. "Quand j'ai fait mon premier 100 kilomètres en 1997, j'ai mis 7h27, ... même pas fatigué. Enfin si, juste un peu". J'hallucine Eugène. Ca y est j'suis parti. Et Jimi Manu là-bas, il commence à t'envoyer un long solo courroucé et burlesque, délirant et juteux. Toi, t'es là, tu subis ! 

"Ma meilleure course, ce n'est pas une victoire, mais un farouche combat avec Luis Wildpanner, un sacré triathlète autrichien. C'était en 2003 lors d'un champion du monde de triple à Lensahn (Allemagne).www.ostseekueste.de/triathlon/start.html . Pendant plus de trente heures, on s'est tiré une fameuse bourre. Rien que les 540 bornes de vélo, on a dépoté à 32 ! Pendant la course à pied (126 km), je ne touchais plus terre et je fondais sur Luis. On s'est tellement battu que nous avons tous les deux améliorés le précédent record du monde. Luis a fait 31 heures 47, et moi 32 heures 3 minutes".

Mais juste avant, il y avait eu...

"J'ai fait mon premier triple ironman au "Défi Mondial de l'Endurance" en 1998. Je manquais totalement de repères, j'allais un peu dans l'inconnu. Après la natation (11km800), j'étais tué et vraiment très loin des premiers. Je me refais une petite santé en vélo (540 km...), mais en fin de parcours j'ai une grosse douleur au genou. Je pense abandonner, mais mon accompagnateur me secoue, en me disant que j'avais fait de gros sacrifices pour cette compétition et qu'il fallait aller au bout. Je vais voir le kiné de la course et il me dit que cela va aller, qu'il faut que je prenne cette pommade et qu'il va me strapper le genou. Je repars donc pour la course à pied (126 km...), tant bien que mal. J'alterne course et marche et au bout d'une heure, ça revient tout doucement. J'entame alors une sacrée remontée, la course étant mon point fort. Je cours deux fois plus vite que tout le monde, et je reprends ceux qui me précèdent un à un. Finalement je finirai second à  moins d'une heure du premier, un Lette (Anatoly Levsha). Super première expérience !"

Ma femme me secoue. Deux, trois tartes et je me réveille. Faut aller promener le chien. 

Hein... ouais, j'ai plané, ce type n'existe pas vraiment. 11 fois l'Ironman d'Embrun, celui d'Hawaii, celui de Roth, cinq fois champion du monde de double et triple ironman, recordman du monde de quintuple Ironman, deux fois finisseurs de Paris-Brest-Paris, champion de France des 24 heures avec 255 km 526 (2004),  une palanquée de marathons en moins de 3 heures, de 100 km en moins de 8 heures, des myriades de courses en tout genre et en tout lieu. N'importe quoi. Ce type n'est pas vrai ou alors ils sont trois !

Ce soir, ça caille un max dans les rues de Chanteloup et j'ai encore paumé le chien. J'ai du mal avec mon crâne et quelque part j'entends Jimi qui met la hausse : solo de "Red House". A un moment donné, c'est tellement saturé de notes qui s'entrelacent et chorussent qu' on se dit : "Ce type il est pas vrai ou alors ils sont trois ! " 

Meilleures performances d'Emmanuel CONRAUX :

1. Triple Ironman de Lensahn 2003 en 32h03' .......cr = 1,760
2. Embrunman 2004 en 10h43' ..........................cr = 1,623
3. 100 km de Saint-Estève 1997 en 7h27' .............cr = 1,483
4. Championnat de France des 24 heures (1er avec 255km526) ...........cr = 1,459

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Samedi 15 décembre 2007
Quand il s'est agi d'attaquer la face cachée de l'arête Conraux, j'ai tremblé du clavier. Il y avait tellement à dire sur ses sommets d'endurance sans dévisser du cliché. Justement de clichés il y en avait vraiment peu en regard de la taille des performances du Colmarois. Une maigre photo des 48 heures de Surgères où l'homme a le visage planqué derrière un bidon. Une photo d'identité avant un championnat du monde de double ironman en Allemagne. Les vrais champions ne seraient-ils pas souvent invisibles ? Aussi et à défaut de photo satisfaisante, je décidai d'en faire un portrait qui ressemblerait forcément à une esquisse, tellement l'homme est insaisissable dans sa multiplicité.

Emmanuel CONRAUX, je l'ai croisé (plus exactement il m'a souvent doublé) lors de 24 heures mémorables à Saint-Fons en 2004. Tournant comme une horloge ou une montre suisse (c'est à dire sans bruit), tandis que d'autres ferraillaient ostensiblement avec les kilomètres avant d'aller roupiller en ronflant,  Emmanuel progressait. Il fut sans doute un des rares participants avec Pascal PELARDY à ne pas connaître une interruption de l'image et de la suspension. Un vrai métronome comme on se doit de l'être dans ce genre de discipline aussi anonyme qu'exigeante. Peut-on dire qu'il remporta l'épreuve haut la main, pour quelqu'un dont la générosité dans l'effort n'a d'égale que la discrétion? Mais qui était donc ce coureur infatigable ?

Assurément c'est un coureur multiple. Un coureur qui ne se borne pas à courir, mais qui sait nager (son point faible cependant) et rouler (et pas uniquement sa bosse). Un triathlète en somme. Un triathlète un peu particulier cependant. Un triathlète ... hors norme, hors limite ! Un triathlète, champion du monde de double et triple ironman*, recordman du monde de quintuple ironman. Infatigable, je vous dis !

Enquête subreptice, Google au pied ! Emmanuel CONRAUX ?! Ses performances, ses résultats seraient-ils, eux aussi, cachés? Cachés peut-être pas, mais noyés derrière un flot polémique, sûrement ! "Quelle est la réelle valeur de ces performances qui dépassent souvent l'entendement?". C'est que ce genre d'effort a de quoi effrayer le quidam moyen qui bataille pour finir un dix bornes. Un triple ironman c'est : 11km400 de natation, suivi de 540 km à vélo, achevé par 126km600 de course à pied... et tout ça en moins de 35 heures  pour le grand alsacien. Rien que les chiffres déroutent ceux qui veulent s'aventurer à les comprendre.

Dès lors, les critiques fusent. "Epreuves anecdotiques, nombre de participants faméliques, relativité des exploits réalisés" reviennent le plus souvent. Occultant l'effort de l'homme, et ne tenant pas compte de simples réalités chiffrées. Pourtant rien que la performance à bicyclette situe l'exploit : 540 km à 30 km/h de moyenne ! 

A en lire d'autres, Emmanuel ne serait pas un triathlète si extraordinaire que cela? N'a-t-il pas terminé deux fois dans le top 20 du plus difficile ironman au monde, celui d'Embrun (en 2003 et 2004)? Mais à quoi bon ! A vouloir trop prouver, on ne prouve plus rien. Le multi-ironman est sans doute condamné à l'incrédulité des ignorants et jaloux de tout poil. Aussi je décidai d'abandonner le surf en eaux troubles pour aller vers la source de mes propres interrogations? A suivre...

* un triathlon dit "ironman" : c'est 3km800 de natation, 180 km de cyclisme, 42km195 (distance marathon) de course à pied.
Par rodio - Publié dans : Portraits de coureurs, portrait d'athlètes
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Vendredi 14 décembre 2007

Jérôme a tout lieu d'être satisfait de sa saison 2007. Au-delà des résultats obtenus et des kilomètres parcourus, il s'est fait une seconde famille, celle des "kikoureurs" (forumistes du site http://www.kikourou.net/), et il n'y a pas longtemps, il est tombé amoureux...

Pour Jérome l'histoire sportive commence très jeune dans un village pas tout à fait perdu mais presque, situé à 70 km au nord de Lyon, Azergues. Dès 5-6 ans, c'est un zébulon qui va surtout se consacrer au basket-ball. En préparation de ses évolutions sur le parquet local, il court de temps à autre. C'est ainsi qu'il remporte quelques coursinettes de village dans la catégorie cadets.  

Pas encore vingt piges et le voilà déjà en vadrouille à travers le Vieux-Monde. Il part étudier à Coventry (Angleterre) que seuls les amoureux du ballon rond (il faut donc avoir un peu de bouteille) connaissent ! Fait froid et humide en Albion, aussi on court souvent. Mais pour l'heure, les résultats sont honnêtes sans plus (39 minutes sur 10 km).

1999. Commence les choses sérieuses de la vie. L'ingénieur mécanique dans l'automobile n'a plus guère le temps de s'entraîner. Il déménage souvent entre Angleterre, Allemagne, Italie. Quatre ou cinq footings par mois, pas de quoi en faire un paragraphe !

2001, le virage ... manqué. La chute, la bûche, l'accident. De moto ! Trois semaines d'hôpital, des broches au poignet, un bassin qui fuit (trois fractures). Le virage ... décisif. Repartir, remarcher, recourir. Bout du tunnel avec un 3 km couru en pleurant. Mais 3 km qui comptent autant que tous ceux qui s'annoncent !

Mai 2002, Jérôme devient Turinois, une ville presque française (côté Juve) tellement elle se nourrit des exploits de Platini, Deschamps, Vieira, Trézéguet. Notre embroché frétille et on le croise Parc Ruffini avec comme ambition, un premier marathon. C'est chose faite à Monaco en Novembre. 3 heures 10 !

2003, c'est de nouveau une année-boulot avec 6 mois d'Allemagne. On zappe !

2004, retour en Italie, et enfin une belle saison. Après une opération en mars, Jérôme bat de peu son record marathon  : 3h09' ! A raison de cinq ou six entraînements par semaine, l'ambition refait surface. Plans d'entraînement sur le site http://www.runirina.com/ et premiers très bons résultats ! Semi-marathon de Turin en 1h22, marathon de Milan 2h51'.  rodio-turin-seul.JPG

2005, en France de retour. Une prise de licence à l'AAA du Lyonnais, mais des entraînements en solo pour un bel objectif le marathon de Lyon. Flûte de la flotte ! Départ trop musclé (passage en 1h22' au semi, quasiment son record). Fin de course à la ramasse. Hypothermie et un score de 2h58. Tendinite au genou en suivant, la mécanique se grippe de nouveau. Médecin, podologue, semelles, et on repart du bon pied !

2006, Paris me voici ! Le marathon. Préparation dans le parc du château de Versailles, joie de courir. Mais coup de froid sur l'enthousiasme et tord-boyaux du trentième kilomètres lors de l'évènement. Une fin mal pliée en deux pour 3 heures 8 au chrono. Dans les semaines qui suivent, Jérôme entend des voix ! "UTMB, UTMB" se murmure-t-il autour de lui. C'est quoi ? Une folie, pas pour toi !? Non, une beauté, une déesse, une Gorgone. La reine des courses de grand trail, celle du Tour du Mont-Blanc. Jérôme en est tout chose, il ne pense plus qu'à elle. La rencontrer, la toucher, l'apprivoiser ! Mais pour l'instant ce n'est encore qu'un rêve...

Jérôme est pourtant sur le chemin de l'extrémisme, celui des grands arpenteurs d'espace. La fièvre de l'ultra le tenaille. Elle transpire des lignes d'un livre qu'il avale, celui de Dean KARNAZES, un baroudeur amerlo qui ne compte plus les kilomètres depuis belle lurette. Elle ne se dissipe pas après une première expérience qui se solde par une entorse sur la Saintélyon. Elle court toujours, elle est là !

2007 en son janvier, commence par un superbe cadeau d'anniversaire. Ses parents, quasiment présents à chacune de ses grandes courses, lui offre l'inscription au marathon de New-York ! Ce sera en novembre. Mais d'ici l'automne, il lui faut étancher cette soif d'ultra. La Déesse de Savoie ne cesse de le hanter. Il se risquera à l'aborder par une de ses filles, la fameuse CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix). 8 mois pour s'y préparer. Avant de batailler tout autour de la Belle, il terrasse son record marathon à Turin (photo ci-contre). 2h48' malgré 28 degrés.

Les rencontres de forum se succèdent. C'est qu'il n'est pas seul à reluquer  l'UTMB. Parmi tous ses prétendants, la famille Kikourou aux amoureux multiples qui devient rapidement son auberge espagnole. Parallèlement il se prépare avec quelques Cazanovas  de flancs de montagne. Il enchaîne plusieurs courses de préparation (Grand Raid 73, Ultrail du Verdon). En fait sans doute trop (abandon sur le Gran Trail Valdigne). Prend un peu de repos. 

Arrive cette belle fille de CCC. Il pense l'accrocher en 12 heures, mais ses 86 km lui résistent, et il en sort raide cuit (douleurs au genou, 14h13' d'effort). Meurtri mais séduit, il claudique jusqu'en novembre pour croquer la Belle Pomme. A court de kilomètres, il marathonne en 2h58' ce superbe présent. Insatiable et soutenu par la famille kikourue, il enchaîne sur une jolie Saintélyon (6h08'). Mais les souvenirs l'obsèdent : la Course ! La Course est là, il la veut, il l'aura. Rendez-vous est pris : fin août 2008, Chamonix, place de l'Eglise !

Meilleures performances Jérôme DEBIZE :

1. 10 km La Caladoise en 2007 : 35'09.............cr = 1,365
2. Marathon de Turin en 2007 : 2h48'06............cr = 1,319
3. Semi-marathon de Lyon en 2006 : 1h20'59 ..........cr = 1,291
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Jeudi 13 décembre 2007
Yo est une rencontre de forum. Un gus que je ne connais qu'à travers des mots avec lesquels j'avais envie de faire un portrait. Plus qu'un parcours personnel, c'est le récit d'un collectif qui transpire, celui de l'ASVEL TRI 
http://www.asveltri.com/frame.php?url=embrun2003/course.php. Il ressort que l'homme n'en manque pas (de ressort). 

1998, Lionel troque sa mob d'enduro pour des semelles de course à pied, et prend le départ d'un 15 km au Puy. 1h06' plus tard on lui dit qu'il a des moyens. C'est tout bon pour un prochain marathon. Il s'y prépare en pêchant un plan d'entraînement estampillé Bernard FAURE (vous savez le gars qui cause dans le poste à côté de Voix de crécelle). 3h22' pour cette première levée.  

lionel-lafarge.jpg Tout en continuant la course à pied, Lionel a un petit vélo dans la tête. Il décide d'acheter un nouveau VTT. Mais c'est en discutant avec un ami nageur, que la mayonnaise "tri " commence à monter. Il décide d'apprendre à nager. Tous les midis, c'est ligne d'eau de 50 mètres au menu. Nous sommes en avril 2000, et deux mois après, Yo est au départ de son premier tri ! Le triathlon du Lac des Sapins . "Ce fut grandiose !" En septembre, deux ou trois triathlons plus loin, Lionel prend le départ du marathon de Lyon. Les bienfaits de l'entraînement croisé, il met une claque à son record : 3h03'. C'est décidé, il prend une licence de tri à l'ASVEL.  

Yo veut faire ses armes dans le long et pour 2001, il met dans son viseur le triathlon de Nice. 9h07' pour un premier LD, encourageant. Mais Lionel ne veut pas s'arrêter là. "Qui y-a-t-il de plus long? Ce sera Embrun. Mais Embrun, ça se prépare, ça se peaufine, ça se respecte. 2002 sera une année d'approche. 

2003 à l'attaque ! Ils sont onze de la fine équipe à partir à l'abordage du vaisseau embrunais. Une belle histoire d'amitié toujours en cours est en train de se nouer. Les onze mettent le grappin sur l'épreuve, et aucun ne faillit ! En 14 heures 59 pour le pirate le moins aguerri ! Pas mal !!! 

2004, les pirates ont trouvé du renfort et c'est à 26 qu'ils repartent au combat. Au-delà des 23 finisseurs, c'est le ciment d'un club qui a fait fondation. Et Yo n'est même pas déçu de figurer parmi les trois renoncements. Incidemment il croise sa route avec la Saintélyon, une course à pied populaire d'une bonne soixantaine de kilomètres, mi-trail, mi-route, entre Saint-Etienne et Lyon. 6 heures 47 plutôt douloureuses. 

2005, la "Big Team" est repue, et Lionel boucle une seconde fois Embrun, mais le plaisir n'est pas au rendez-vous. Il se remet plus sérieusement à la course à pied, et sauve sa saison par une jolie Saintélyon : 6 heures 02 pour 68 km.

2006, The Season ! Lionel LAFARGE crée l'Aquathlon : http://aquathlon.asveltri.com/ . La "Big Team" s'est reformée. Ils sont 26 en partance pour l'Ironman de Roth (Allemagne). "Ambiance de folie" . Le plaisir doit primer et Yo part sans chrono, ni cardio. Après un vélo piano, Yo attaque le marathon sostenuto. C'est le grand jour et il avale deux copains partis devant lui. 3h16 pour les 42 km pour un temps global de 9h56 !!! "C'est de loin mon plus beau souvenir de course".  Un souvenir partagé avec toute une équipe dont quatre éléments franchiront le mûr des 10 heures. Hélas la fin de saison est moins joyeuse avec une blessure à la hanche.

2007 . Toujours à 26 sur l'Ironman de Zurich, qui verra les débuts d'un certain ... Jalabert ! Mais Lionel passe complètement à travers de sa course. Il se rachète en fin d'année en réalisant 5h59' sur sa troisième Sainté.

Meilleures performances de Lionel LAFARGE :

1. Ironman Roth 2006 en 9h57  : ............cr = 1,409
2. 17'08 sur 5000 m en 2007 : ............... cr = 1,308
3. semi-marathon en 1h21 en 2006 : ...... cr = 1,291
4. 37'37 sur 10 km en 2001 :....................cr = 1,276
5. Saintélyon 2007 en 5h59:......................cr = 1,236

Calcul coef rodio (cr) : 

http://fan2taz.free.fr/bruno.heubi/index.php?rubrique=6

pour l'Embrunman (base : Mc Cormack - 1,775 pour 7h54 sur IMRoth)
pour Sainté (base Proietto - 1,480 pour 5h00)











 
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